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L’adieu à la reine...

Marie-Reine Awad.


Elle s’appelait Reine. Marie-Reine. Et son royaume était fait d’engagement, d’humilité, de discrétion. D’humour, aussi...
Jamais couronne ne fut si bien portée. Jamais diadème ne fut plus éclatant, de simplicité, de lucidité et de détermination.
La cour de Marie-Reine Awad, c’était celle des besogneux, des gueux, des réprouvés, de cette société civile militante refusant de se laisser abattre, de capituler, en dépit de ces flux et reflux amers, crépuscule sinistre d’un lointain printemps. Toujours mobilisée au service des causes justes – à commencer par la révolution syrienne –, toujours prête à descendre dans la rue pour se battre. Jusqu’au bout. Toujours présente, toujours entière. Se résigner ? Marie-Reine ? Jamais !
Et elle s’en est allée, comme les plus belles choses, comme les roses. Discrètement. Humblement. À l’image de son militantisme constant, acharné, mais patient, sûr de sa victoire. C’était une véritable combattante, comme elles se font si rares de nos jours...
Marie-Reine laisse derrière elle ces mots, les siens, prophétiques, lourds de sens, comme un dernier rayon de lumière avant la fin du jour, sur des réseaux sociaux soudain abandonnés aux ténèbres d’un vide inconsolable. « Prends la vie comme elle vient car elle peut partir à tout moment » (27 août 2011). « Un moment de tendresse, le regard d’un enfant, la joie d’une mère d’avoir encore cette année ses enfants autour d’elle, les bonheurs simples d’un marron chaud, de l’étoile qui passe furtivement pour nous rappeler que Noël c’est la naissance du pardon et de l’amour » (24 décembre 2012).
Facebook ne sera plus jamais le même ; sa reine s’est pour toujours exilée, à la conquête de landes inexplorées, d’un monde certainement meilleur, plus juste, plus beau...
À nos retrouvailles...
Elle s’appelait Reine. Marie-Reine. Et son royaume était fait d’engagement, d’humilité, de discrétion. D’humour, aussi...Jamais couronne ne fut si bien portée. Jamais diadème ne fut plus éclatant, de simplicité, de lucidité et de détermination.La cour de Marie-Reine Awad, c’était celle des besogneux, des gueux, des réprouvés, de cette société civile militante refusant de se laisser abattre, de capituler, en dépit de ces flux et reflux amers, crépuscule sinistre d’un lointain printemps. Toujours mobilisée au service des causes justes – à commencer par la révolution syrienne –, toujours prête à descendre dans la rue pour se battre. Jusqu’au bout. Toujours présente, toujours entière. Se résigner ? Marie-Reine ? Jamais !Et elle s’en est allée, comme les plus belles choses, comme les roses....