Le ministre libanais de l'Intérieur Marwan Charbel a annoncé jeudi avoir demandé à des experts juridiques d'oeuvrer pour une solution consensuelle à la question de la législation sur le mariage civil, une solution qui "satisferait toutes les parties".
Selon Marwan Charbel, changer le système politique confessionnel au Liban pourrait ouvrir la voie à une solution aux crises qui rongent actuellement le pays.
La question du mariage civil a été relancée il y a quelques jours par la tentative de deux Libanais, Khouloud et Nidal, de faire enregistrer un mariage civil contracté au Liban, une union non reconnue jusqu'à présent par le ministère de l’Intérieur. Le débat a gagné en ampleur après la prise de position du président de la République Michel Sleiman en faveur de ce type d'union. Le chef de l'Etat a même affirmé que "le refus de soumettre le projet de loi concernant le mariage civil aux institutions constitutionnelles représente une violation de l’accord de Taëf".
Le mufti de la république, Mohammad Kabbani, a pour sa part adressé des menaces aux fidèle soutenant le mariage civil. Des déclarations qui ont poussé Bkerké et des ulémas musulmans à désapprouver eux aussi la législation du mariage civil facultatif.
Aujourd'hui, le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a appelé les chefs religieux à former un comité chargé de discuter de l'affaire d'une façon qui "ne contredise pas la charia et plaise à Dieu".
(Lire aussi : Les propos du mufti provoquent un tollé sur la Toile)
Un groupe de Libanais a en outre appelé sur Facebook à la tenue d'un sit-in, lundi 4 février, pour soutenir le mouvement en faveur d'une loi pour le mariage civil au Liban. Près de 1.000 personnes avaient confirmé leur présence, vendredi en milieu d'après-midi, au rassemblement qui se tiendra Place de l’Etoile, au centre-ville de Beyrouth à 15 heures.
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