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Le cardinal Raï dénonce l'intervention des Etats responsables de "crimes" en Syrie

Le patriarche maronite, Bechara Boutros Raï, a vivement dénoncé les Etats qui fournissent argent, armes et moyens divers au régime et à l'opposition en Syrie, affirmant qu'ils devront répondre de "crimes devant le tribunal de l'Histoire", a rapporté mardi l'agence vaticane Fides.

Les dirigeants des Etats "qui font la guerre en Syrie en fournissant de l'argent, des armes et des moyens soit au régime soit à l'opposition", sont, avec leur "oeuvre malfaisante d'instigation", responsables "devant le tribunal de la conscience et de l'Histoire de crimes d'assassinat, de destruction, d'agression et de déportation de civils innocents", a déclaré Mgr Raï.

Selon Fides et Radio Vatican, qui rapporte aussi ces propos accusateurs, le cardinal a tenu ces propos dimanche lors d'une messe au patriarcat maronite de Bkerke, au nord de Beyrouth, consacrée à l'accueil des dizaines de milliers de réfugiés syriens au Liban.

Les chefs des différentes Eglises du Proche-Orient perçoivent de manière dramatique l'évolution du destin des chrétiens de Syrie, dont beaucoup fuient leurs villes et villages, ou sont assiégés dans leurs quartiers.

Certains dénoncent souvent l'islamisme violent ou menaçant à leur encontre de certaines milices, formées en partie de jihadistes étrangers, qui jouent un rôle renforcé dans le conflit. Ils craignent le renouvellement de ce qui s'est passé en Irak pour les chrétiens après la chute de Saddam Hussein en 2003.

Des chrétiens, en majorité favorables au régime Assad par peur de l'islamisme, ont aussi souvent la perception que le Saint-Siège et les riches Eglises d'Occident n'interviennent pas assez fermement en leur faveur, voire les oublient ou sont trop prudents.

Très inquiet, le pape a lancé de multiples appels à une solution par le dialogue, qui paraît aujourd'hui très difficile à mettre en oeuvre, ainsi qu'à la solidarité avec les déplacés et réfugiés. La diplomatie vaticane prône traditionnellement la réconciliation, le pardon, la négociation, et ne voit pas d'un bon oeil les interventions étrangères dans les conflits, comme celles du passé en Irak et en Libye.

Le pape avait lancé plusieurs appels pour que les belligérants syriens cessent d'être approvisionnés en armes, estimant que ceux qui fournissent des armes portent une responsabilité dans le conflit.
Le patriarche maronite, Bechara Boutros Raï, a vivement dénoncé les Etats qui fournissent argent, armes et moyens divers au régime et à l'opposition en Syrie, affirmant qu'ils devront répondre de "crimes devant le tribunal de l'Histoire", a rapporté mardi l'agence vaticane Fides.Les dirigeants des Etats "qui font la guerre en Syrie en fournissant de l'argent, des armes et des moyens soit au régime soit à l'opposition", sont, avec leur "oeuvre malfaisante d'instigation", responsables "devant le tribunal de la conscience et de l'Histoire de crimes d'assassinat, de destruction, d'agression et de déportation de civils innocents", a déclaré Mgr Raï.Selon Fides et Radio Vatican, qui rapporte aussi ces propos accusateurs, le cardinal a tenu ces propos dimanche lors d'une messe au patriarcat maronite de Bkerke, au nord de Beyrouth,...