La sous-commission parlementaire chargée d'étudier le dossier de la loi électorale a tenu sa dernière réunion mardi au Parlement, afin d'examiner le rapport résumant ses travaux. A l'issue de la réunion, le président de la sous-commission, Robert Ghanem, a déclaré que l'impression négative qui s'était dégagée de la réunion de la semaine dernière n'est pas la bonne, soulignant, comme à l'issue de chaque rencontre précédente, que les participants ont discuté d'une manière positive du rapport final.
Le rapport de la sous-commission va être transmis au président de la Chambre, Nabih Berry, qui le transfèrera à son tour aux commissions conjointes. Ces dernières se réunissent demain mercredi en vue d'élaborer une loi électorale acceptable pour tous les courants et partis politiques.
"Les discussions se tiendront demain sous la houlette de M. Berry. Lors de cette réunion, le rapport final de la sous-commission sera présenté", a confirmé M. Ghanem, saluant les efforts du chef du Législatif en vue de trouver un consensus et de "briser le mur qui sépare les Libanais."
Alors que les Kataëb et les Forces libanaises (FL) ont décidé de participer à la réunion des commissions conjointes, à laquelle assistent plusieurs ministres, le Courant du Futur s’obstine à poursuivre son boycott du gouvernement de Nagib Mikati. Ce boycott avait été proclamé par l'Alliance du 14 Mars (opposition libanaise) après l’assassinat de Wissam el-Hassan, le chef du bureau des renseignements des FSI, le 19 octobre dernier.
Mardi, le député du Futur Ahmad Fatfat a déclaré que son Bloc ne participerait à la réunion des commissions conjointes qu'en cas d'absence de représentants du gouvernement. "Nous ne boycottons pas le Parlement. Notre absence est liée à une décision prise par le 14 Mars", a rappelé M. Fatfat.
Le député Kataëb, Samy Gemayel, a néanmoins espéré la participation de tous les partis politiques à la réunion de demain, disant compter pour cela sur M. Berry.
Le chef du bloc parlementaire du courant du Futur, Fouad Siniora, a par ailleurs promis de rendre public aujourd’hui un projet de loi électorale dont il est confiant qu’il sera accepté par tous. Ce projet pourrait être annoncé à l'issue de la réunion du bloc en fin d'après-midi.
Prenant également la parole à l'issue de la réunion de la sous-commission, le député des FL, Georges Adwane, a, lui aussi, annoncé avoir une proposition qui pourrait rapprocher les points de vue. M. Adwane a ajouté qu'il proposera une prolongation de 15 jours de la mission de la sous-commission. Une extension pendant laquelle sera exclusivement étudié un projet de loi mixant le mode de scrutin majoritaire et la proportionnelle, a-t-il précisé.
L'affaire de la loi électorale est sur la table depuis des semaines maintenant. Le retard dans l'adoption d'une nouvelle loi électorale met en péril la tenue même, à la date prévue, du scrutin. Les partis chrétiens -Courant patriotique libre (CPL), Kataëb et FL- soutiennent le projet du Rassemblement orthodoxe, qui prévoit l’élection par chaque communauté de ses propres députés, sur base de la proportionnelle. Ce projet a obtenu le soutien du Hezbollah.
Toutefois, le président Michel Sleiman, ainsi que le Courant du Futur et le PSP de Walid Joumblatt, sans parler des indépendants du 14 Mars, s'opposent à ce projet. Le Président estime notamment que ce projet renforcerait le cloisonnement communautaire.
Plus tôt dans la journée, le patriarche maronite Mgr Béchara Raï avait souligné la nécessité d'adopter une loi électorale "taillée à la mesure du pays et non à celle des intérêts personnels".
Parallèlement, le Conseil des ministres réuni à Baabda a décidé de reporter la formation du comité de supervision des élections prévues pour le mois de juin.
Lire aussi:
Nouvelle loi électorale : à la recherche d'un « clair-obscur » acceptable par tous
Le rapport de la sous-commission va être transmis au président de la Chambre, Nabih Berry, qui le transfèrera à son tour aux commissions conjointes. Ces dernières se réunissent demain mercredi en vue d'élaborer une loi électorale acceptable pour tous les courants et partis politiques.
"Les discussions se...

