Les deux avions, un Yak-42 et un Il-76, partis de Beyrouth au Liban, ont atterri très tôt mercredi matin à l'aéroport Domodedovo, dans la capitale russe.
Les personnes rapatriées avaient rejoint la capitale libanaise par la route.
Elles ont été accueillies par des équipes du ministère ainsi que des psychologues.
La plupart des personnes rapatriées sont des femmes russes mariées à des Syriens ou des Palestiniens et leurs enfants, a précisé le ministère des Situations d'urgence dans un communiqué.
"Il s'agit de personnes de différentes régions de Syrie, qui ont demandé de l'aide à l'ambassade russe à Damas après s'être retrouvées sans abri et sans moyen de subsistance en raison du conflit", a-t-il expliqué.
Selon le ministère russe des Affaires étrangères, cité par l'agence Interfax, 27 enfants ont été rapatriés.
"On ne peut plus vivre là-bas, on n'a plus d'argent, plus de travail", a déclaré à la télévision russe une des passagères.
Selon l'agence Ria Novosti, 8.000 Russes sont enregistrés au consulat en Syrie mais il pourrait y avoir jusqu'à 25.000 femmes russes mariées à des Syriens dans le pays.
Des diplomates russes ont dit que Moscou pourrait envoyer d'autres avions à Beyrouth si nécessaire.
Mais le vice-ministre russe des Affaires étrangères Andreï Denissov a indiqué que la Russie n'envisageait pas une évacuation totale de ses ressortissants en Syrie et que l'ambassade à Damas continuait de travailler normalement.
Les observateurs scrutent tout indice sur une évacuation de plus grande ampleur, qui serait un signe que Moscou, un des derniers alliés de Damas, reconnaît que les jours du régime du président syrien Bachar al-Assad sont comptés.


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