Guillaume Martinet et Minh Tam Kaplan...
admirateurs....
Dans un enchaînement de numéros des plus rythmés, tantôt sur des musiques cadencées, tantôt sur des sonorités plus douces, les deux jeunes hommes ont donc offert un spectacle de jonglerie graphique et rythmique, sur des scénarios combinant force, adresse, agilité, souplesse, performance... humour et fragilité de personnages divers et contrastés.
Pour le côté « conceptuel » du show, soulignons que « Circuits fermés » traite du rapport de dépendance mutuelle. À travers leur moyen d’expression, les deux jongleurs (on a envie de dire danseurs), munis de balles blanches, présentent un spectacle complet, dans une synchronisation parfaite des mouvements, sans tomber dans la bravoure ou les numéros de prouesse technique pure. « Un être prend acte de l’obsession de l’autre et, plutôt que de chercher à la corriger, décide de la vivre avec lui. Le spectacle entrouvre la porte sur ces moments de vie que partagent les deux protagonistes et laisse le spectateur s’immiscer dans l’intimité de leurs rapports », explique le programme.
Dans une mise en scène sobre et presque silencieuse, avec pour seul objet une porte noire entourée de ruban adhésif blanc, les deux experts en balistique ont utilisé bras, armes, jambes, oreilles et tête comme supports aux bondissements de cette cinquantaine de balles jaillissant d’on ne sait ou pour y disparaître tout aussi magiquement...
La passion de la balle est bien passée en tout cas. À la sortie, de nombreux petits spectateurs s’amusaient dans le hall à lancer et faire tournoyer dans les airs leurs petites bouteilles en plastique.

