Plusieurs centaines de chiites, majoritaires en Irak, ont manifesté samedi à Bagdad pour afficher leur soutien au Premier ministre Nouri al-Maliki, qui fait face depuis fin décembre à un important mouvement de contestation dans les provinces sunnites du pays.
Sur la place Tahrir, en plein coeur de la capitale, certains manifestants arboraient des portraits du chef du gouvernement, un chiite. D'autres brandissaient des banderoles sur lesquelles était inscrit: "Je suis Irakien, j'aime Maliki", selon un journaliste de l'AFP sur place.
"Oui à l'Irak! Le Baas dehors!", scandaient d'autres, en référence au parti --aujourd'hui interdit-- de l'ancien président sunnite Saddam Hussein.
Certaines banderoles étaient frappées du slogan "Disciples d'Hussein", en référence à l'imam Hussein, une des figures de l'islam chiite.
Ces manifestations se veulent une réponse aux rassemblements organisés depuis trois semaines par la minorité sunnite qui accuse le gouvernement de la mettre sur la touche et réclame la libération de prisonniers ainsi que l'abrogation des lois antiterroristes dont elle estime faire les frais.
A Bagdad, les manifestants chiites réclamaient à l'inverse le maintien de l'article 4 de la législation sur la lutte contre le terrorisme, qui donne des pouvoirs élargis aux forces de sécurité.
"Au nom des martyrs, des victimes, des veuves, nous appelons le gouvernement à ne pas abroger l'article 4. Mon fils a été tué par un sniper en 2006. Il avait 20 ans, il allait se marier. Cela fait six ans que je ne dors plus", a lancé Abou Houssam, 67 ans, interrogé par l'AFP.
Parallèlement, des rassemblements anti-gouvernementaux étaient de nouveau organisés samedi, notamment à Tikrit, Baïji, Samarra et Mossoul, des régions sunnites au nord de Bagdad.
Dans la province d'Anbar, où la principale autoroute menant en Syrie et en Jordanie est bloquée par les manifestants, des chefs tribaux sunnites, très influents dans la région, se sont abondamment prononcés pour le départ de M. Maliki.
"Il nous a insultés à de nombreuses reprises. Nous ne partirons pas tant que Maliki n'aura pas été remplacé", a expliqué Ali al-Hatem, chef de la puissante tribu des Doulaïm.
Le mouvement de contestation sunnite a démarré après l'arrestation le 20 décembre de neuf gardes du ministre des Finances Rifaa al-Issawi, un sunnite. M. Issawi est membre du bloc laïque Iraqiya, une formation soutenue par la communauté sunnite qui fait partie du gouvernement mais qui est très critique envers M. Maliki.
Mercredi, ce dernier a averti que les forces de sécurité pourraient intervenir pour mettre fin au mouvement.
Sur la place Tahrir, en plein coeur de la capitale, certains manifestants arboraient des portraits du chef du gouvernement, un chiite. D'autres brandissaient des banderoles sur lesquelles était inscrit: "Je suis Irakien, j'aime Maliki", selon un journaliste de l'AFP sur place.
"Oui à l'Irak! Le Baas dehors!", scandaient d'autres, en référence au parti --aujourd'hui interdit-- de l'ancien président sunnite Saddam Hussein.
Certaines banderoles étaient frappées du slogan "Disciples d'Hussein", en référence à l'imam Hussein, une des figures de l'islam chiite.
Ces...


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