"Nous avons installé 20 tentes et nous avons assez d'équipements pour rester longtemps", a déclaré à l'AFP l'une des organisatrices de la manifestation, Abir Kopty, en précisant que ce camp, installé sur le site du projet E1, était baptisé "Village de Bab al-Chams" et rassemblait 200 personnes.
Un porte-parole de l'administration militaire israélienne a affirmé à l'AFP ne pas avoir connaissance de cette installation, ajoutant: "S'il s'agit d'une construction illégale, nous y répondrons".
Le gouvernement israélien a annoncé la relance du projet E1, gelé depuis 2005 sous pressions américaines, à titre de représailles contre l'accession le 29 novembre de la Palestine au statut d'Etat observateur à l'ONU, considérant cette démarche comme contraire aux accords signés avec les Palestiniens.
La communauté internationale a condamné le projet E1, qui relierait l'implantation israélienne de Maalé Adoumim à des quartiers de colonisation juive à Jérusalem-Est et couperait en deux la Cisjordanie, compromettant la viabilité d'un Etat palestinien.
Par ailleurs, des colons de l'implantation sauvage d'Esh Kodesh, dans le nord de la Cisjordanie, ont arraché 200 oliviers dans le village palestinien de Qousra, selon des sources de sécurité palestiniennes et des témoins.
Un porte-parole militaire israélien a confirmé à l'AFP "avoir connaissance d'environ 200 arbres endommagés par des colons à cet endroit".
La communauté internationale considère comme illégales toutes les colonies israéliennes et ne reconnaît pas l'annexion en 1967 de Jérusalem-Est, où les Palestiniens veulent établir la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.
Le président palestinien Mahmoud Abbas exige pour reprendre les négociations de paix, suspendues en septembre 2010, un gel de la colonisation. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dit vouloir des négociations sans conditions préalables, leur fixant pour objectif la reconnaissance d'Israël comme "Etat du peuple juif" et excluant tout partage de Jérusalem.

