L'Azerbaïdjan et la Russie n'ont pas réussi lundi, au terme de plus d'un an d'âpres négociations, à s'entendre pour prolonger leur accord sur l'utilisation par Moscou de la station de radar de Gabala, construite à l'époque l'Union soviétique.
Selon le ministère azéri des Affaires étrangères, la partie russe a fait parvenir une note l'informant de son intention de ne plus utiliser ce site à compter du 10 décembre.
Bakou souhaitait faire passer de sept à 150 millions, voire à 300 millions de dollars selon certains médias, le montant de la location annuelle de la station dont le bail actuel expire fin décembre.
L'Azerbaïdjan, une ancienne République musulmane d'Asie centrale soviétique, faisait valoir que cette hausse de loyer était méritée compte tenu de l'importance stratégique du site.
En début d'année toutefois, un responsable azéri avait affirmé, sous le sceau de l'anonymat, que Bakou voulait limiter la présence russe dans le pays et que la hausse exigée était un prétexte pour chercher à dissuader Moscou de prolonger le bail.
Les Russes utilisaient cette station de radar pour surveiller les activités dans l'océan Indien, notamment en matière de piraterie maritime.
L'accord qui vient à expiration avait été signé en 2002 et courait jusqu'au 9 décembre de cette année.
L'influence de Moscou est en perte de vitesse en Azerbaïdjan, un pays situé entre la Russie et l'Iran, sur la rive occidentale de la mer Caspienne, et qui cherche à renforcer ses liens avec l'Occident.
La perte du site de Gabala pourrait être compensée rapidement par la construction d'une nouvelle station de radar à Armavir, dans le sud de la Russie, a déclaré un haut gradé russe à l'agence Interfax-AVN.
L'Azerbaïdjan joue un rôle très important de plateforme de transit pour le ravitaillement des forces de l'Otan déployées en Afghanistan.
Selon le ministère azéri des Affaires étrangères, la partie russe a fait parvenir une note l'informant de son intention de ne plus utiliser ce site à compter du 10 décembre.
Bakou souhaitait faire passer de sept à 150 millions, voire à 300 millions de dollars selon certains médias, le montant de la location annuelle de la station dont le bail actuel expire fin décembre.
L'Azerbaïdjan, une ancienne République musulmane d'Asie centrale soviétique, faisait valoir que cette hausse de loyer était méritée compte tenu de l'importance stratégique du site.
En début d'année...

