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Tension entre l'armée nationale irakienne et les Kurdes

Les discussions pour tenter de faire baisser la tension entre l'armée nationale irakienne et les forces de la région autonome du Kurdistan, dans le nord de l'Irak, n'ont guère progressé jeudi et les deux camps ont renforcé leurs positions près des villes disputées de Kirkouk et de Khanakine.


C'est la seconde fois cette année que soldats irakiens et membres des forces de sécurité du Kurdistan irakien se retrouvent face à face à propos de la souveraineté sur ces deux villes, signe des relations difficiles entre le gouvernement central de Bagdad, dominé par des Arabes chiites, et les autorités autonomes kurdes.


Le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a rencontré jeudi le président du Parlement de Bagdad pour tenter de calmer les choses. A l'issue de l'entretien, un communiqué a annoncé que Barzani avait accepté "d'ouvrir la porte" à des négociations.


Sur le terrain, les deux partis ont renforcé leurs positions.
Un porte-parole de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), qui participe au gouvernement de la région autonome, a précisé que les Pershmergas, les combattants kurdes, avaient reçu pour consigne de ne pas s'en prendre aux soldats du gouvernement central.


Pourtant, un porte-parole du commandant des forces de sécurité irakiennes sur place a affirmé que les combattants kurdes multipliaient les "provocations".
"Malgré nos efforts pour calmer la situation, des Peshmergas, avec des lance-roquettes et des pièces d'artillerie, sont entrés à Kirkouk et à Khanikine", a-t-il dit.


En août dernier, Washington était intervenu pour empêcher les deux camps de s'affronter dans la région. Les Etats-Unis sont encore en contact avec Bagdad et les Kurdes pour trouver une solution à la crise.


Le différend porte en grande partie sur la mise en place dans la région d'un nouveau centre de commandement militaire irakien, dont les autorités kurdes exigent le démantèlement.


Il y a quelques jours, des soldats irakiens ont voulu perquisitionner dans les bureaux d'un parti politique kurde dans la ville de Touz Khourmato. Une fusillade a éclaté avec des Peshmergas et un passant a été tué.

Les discussions pour tenter de faire baisser la tension entre l'armée nationale irakienne et les forces de la région autonome du Kurdistan, dans le nord de l'Irak, n'ont guère progressé jeudi et les deux camps ont renforcé leurs positions près des villes disputées de Kirkouk et de Khanakine.
C'est la seconde fois cette année que soldats irakiens et membres des forces de sécurité du Kurdistan irakien se retrouvent face à face à propos de la souveraineté sur ces deux villes, signe des relations difficiles entre le gouvernement central de Bagdad, dominé par des Arabes chiites, et les autorités autonomes kurdes.
Le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a rencontré jeudi le président du Parlement de Bagdad pour tenter de calmer les choses. A l'issue de l'entretien, un communiqué a annoncé que Barzani avait...