L'ex-ministre français de la Défense Gérard Longuet a assumé jeudi un bras d'honneur qu'il a fait en réponse à une question sur la demande du gouvernement algérien exigeant "une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre par le colonialisme français".
M. Longuet, dernier ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy, a eu ce geste mardi soir pendant le générique de fin de l'émission "Preuve par 3" Public Sénat/AFP dont il était l'invité. Alors que le son était coupé mais pas l'image, il réagissait à la question hors antenne d'une journaliste sur la demande du ministre algérien des Anciens combattants exprimée l'après-midi même.
"Gérard Longuet tient à préciser qu'il s'est exprimé par un geste de mauvaise humeur typiquement populaire à l'annonce de la demande, par l'Algérie, de repentance de la France pour les crimes colonialistes perpétrés à son encontre", écrit l'ancien ministre, aujourd'hui sénateur UMP, dans un communiqué.
"Pour autant, Gérard Longuet confirme son hostilité de principe à une telle repentance", ajoute le communiqué.
Dans son propre communiqué, le président socialiste du Sénat Jean-Pierre Bel "a exprimé sa désapprobation après le geste grossier et injurieux que M. Gérard Longuet a adressé aux autorités algériennes".
"Jean-Pierre Bel estime que ce geste, de la part d'un ancien ministre, ne peut qu'entretenir la guerre des mémoires", ajoute le texte.
Le ministre algérien des Anciens combattants Mohamed Cherif Abbas a affirmé mardi que les Algériens voulaient "une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre par le colonialisme français".
"La reconnaissance des massacres du 17 octobre 1961 est d'abord politique vue la manière dont elle a été conçue", a-t-il estimé, à la veille du 58e anniversaire du début de la guerre contre la France le 1er novembre 1954.
Le président français François Hollande, qui doit effectuer une visite en décembre en Algérie, a reconnu la répression "sanglante" de la manifestation d'Algériens du 17 octobre 1961 à Paris, qui avait fait parmi les manifestants de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de morts, selon les sources.
M. Longuet, dernier ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy, a eu ce geste mardi soir pendant le générique de fin de l'émission "Preuve par 3" Public Sénat/AFP dont il était l'invité. Alors que le son était coupé mais pas l'image, il réagissait à la question hors antenne d'une journaliste sur la demande du ministre algérien des Anciens combattants exprimée l'après-midi même.
"Gérard Longuet tient à préciser qu'il s'est exprimé par un geste de mauvaise humeur typiquement populaire à l'annonce de la demande, par l'Algérie, de repentance...

