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PC autrichien et allemand: décès d'une figure de l'ombre des flux financiers

L'une des figures de l'ombre des Partis communistes autrichien et allemand, au centre d'importants flux financiers, Rudolfine Steindling, surnommée "Fini la Rouge", est décédée à l'âge de 78 ans, a annoncé dimanche soir la radio-télévision publique autrichienne ORF, sans autre précision.

"Fini la Rouge" avait en charge la gestion d'importants actifs appartenant tant au PC autrichien (KPÖ) qu'au Parti communiste est-allemand (SED).

Ainsi, à travers des sociétés-écrans, elle gérait en particulier la société est-allemande Novum, par laquelle transitait une grande part des affaires d'import-export de l'ex-RDA. Or, toutes les entreprises occidentales, si elles voulaient faire des affaires avec la RDA, étaient contraintes par le régime communiste de passer par des sociétés comme Novum et de leur verser d'importantes commissions. Ainsi, le groupe allemand Bosch et le groupe suisse Ciba-Ceigy étaient des clients forcés de Novum.

En 1992, l'Office allemand pour les questions spéciales liées à la réunification allemande (Deutsche Bundesanstalt für vereinigungsbedingte Sonderaufgaben, BvS), survenue en 1989-1990, portait l'affaire devant la justice. Selon lui, Novum appartenait en réalité au SED et, en conséquence, ses biens devaient revenir à l'Allemagne et plus particulièrement aux Etats régionaux issus de l'ex-RDA.

Evalués à plusieurs centaines de millions de marks (ndlr: un euro=deux marks) et au moins à 255 millions d'euros, ces biens sont considérés par le KPÖ, qui ne compte que 5.000 adhérents, comme lui revenant car les sociétés-écrans gérant Novum seraient sa propriété.

Le conflit est toujours en cours devant différents tribunaux, en Allemagne et aussi en Suisse, où Rudolfine Steindling résidait parfois.

Si la justice allemande a pu récupérer un peu moins de la moitié de cette somme, 130 millions d'euros manquent toujours à l'appel.

Une grande partie des 240 millions d'euros avaient transité en 1990-1991 par la Banque des Etats régionaux autrichiens, aujourd'hui la Bank Austria, filiale du groupe italien UniCredit, qui les avait transférés à une de ses filiales suisses, la banque BFZ à Zurich. En mars 2010, un Tribunal cantonal de Zurich avait condamné Bank Austria à verser à la République fédérale d'Allemagne un peu plus de 128 millions d'euros + les intérêts pendant toute la période, soit environ 240 millions d'euros, mais la Bank Austria a fait appel du jugement et la procédure est toujours en cours.

Mariée à un juif hongrois, résistant anti-nazi et décédé il y a plusieurs années, Rudolfine Steindling était il y a peu encore membre du conseil de surveillance de Casinos Austria.

Mais, elle vivait le plus souvent près de sa fille en Israël où cette vieille dame, connue pour son faible pour les tailleurs Chanel et le Champagne, s'était fait remarquer pour ses dons spectaculaires en faveur de la Fondation à la mémoire de l'Holocauste commis par les nazis à l'encontre des juifs, Yad Vashem, et du Musée Theodor-Herzl, le fondateur du sionisme.

Personnage mystérieux, "Fini la Rouge" fréquentait cependant le "Tout-Vienne", de toutes couleurs politiques, de la gauche à l'extrême droite, y parrainait le Musée Sigmund-Freud, l'Opéra populaire (Volkstheater) ou encore le ballet de l'Opéra de Vienne (Staatsoper), le tout en évitant soigneusement les médias. Elle aura finalement emporté ses secrets dans sa tombe.
L'une des figures de l'ombre des Partis communistes autrichien et allemand, au centre d'importants flux financiers, Rudolfine Steindling, surnommée "Fini la Rouge", est décédée à l'âge de 78 ans, a annoncé dimanche soir la radio-télévision publique autrichienne ORF, sans autre précision."Fini la Rouge" avait en charge la gestion d'importants actifs appartenant tant au PC autrichien (KPÖ) qu'au Parti communiste est-allemand (SED).Ainsi, à travers des sociétés-écrans, elle gérait en particulier la société est-allemande Novum, par laquelle transitait une grande part des affaires d'import-export de l'ex-RDA. Or, toutes les entreprises occidentales, si elles voulaient faire des affaires avec la RDA, étaient contraintes par le régime communiste de passer par des sociétés comme Novum et de leur verser d'importantes...