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Culture - Salon Du Livre

« L’attachement » de Florence Noiville

Qu’est ce que l’attachement ? De l’amour ou une aliénation purement physique ? Dans le roman « L’attachement » (éd. Stock), Florence Noiville essaye de dénouer les fils inextricables de ce sentiment.

Qui dit attachement évoque des liens, parfois même des barreaux. Une force d’attraction à laquelle l’être ne peut résister ? Ou simplement un manque en soi qu’on retrouve chez l’autre dans un coin enfoui de sa personnalité ? Où mène donc ce sentiment inexplicable qu’on a parfois en soi ? À un aveuglement, pour certains, ou à un épanouissement pour la personne assujettie ? Des interrogations que soulève l’auteure Florence Noiville – journaliste et rédactrice en chef adjointe au Monde des livres – dans son roman intitulé L’attachement. Des questions et bien d’autres encore qui semblent demeurer pourtant sans réponses puisque la romancière invite le lecteur à réfléchir sur ce soi qu’elle décrit ainsi : « Combien suis-je ? Est-ce que tu ressens ça toi aussi ? Cet émiettement. Ces je qui s’épient sans se comprendre. Il ya en moi quelqu’un qui agit et quelqu’un qui se regarde agir. Le second dit à l’autre : « Pourquoi as-tu fait cela ? »

Le pourquoi de l’amour
On peut l’avouer sans aucune réserve, le roman de Florence Noiville est un beau roman. Un livre à résonance poétique, particulier et attachant. La romancière introduit le lecteur dès le début du livre dans l’intimité de deux personnages principaux, Anna et Marie. À travers une sorte de correspondance décalée dans le temps, l’histoire d’un amour fou, interdit, se recompose par fragments, par petites pièces. En effet lorsque Anna découvre la lettre écrite par sa maman , Marie, celle-ci est déjà morte. Disparue dans un accident de voiture, la mère âgée de quarante-neuf ans est partie avec un lourd secret. Sa fille Anna n’avait que quatorze ans à l’époque. Aujourd’hui la vingtaine passée, la jeune étudiante en médecine retrouve un coffret de lettres ayant appartenu à sa mère. Elle va peu à peu reconstruire l’histoire de la passion controversée que cette dernière a à l’âge de dix-sept ans, avec H., son professeur de lettres qui avait trente-deux ans de plus. Cette lettre adressée à l’homme aimé a-t-elle été réceptionnée ? L’a-t-il lue ? Ya-t-il répondu ? L’homme en question est-il encore vivant ? Autant de questions auxquelles Anna essaiera d’y répondre en interrogeant sa grand-mère, sa tante et ceux ayant connu H., pour retrouver et mieux comprendre sa mère en recollant les morceaux de sa vie.
Dans ce grand puzzle s’imbriquent et s’enchevêtrent les différentes formes d’amour décrit avec beaucoup de pudeur et de retenue : les rapports croisés mère-fille ainsi que la passion. Non un étalage de sentiments à la guimauve mais bien une radioscopie du soi intime.
Si dans ce roman les personnages secondaires (comme le papa ou la femme de l’amant) ne sont pas bien développés et certains coins de l’intrigue restent obscurs, c’est parce que le sujet principal n’est ni Anna, ni même Marie, mais bien ce sentiment d’attachement que la romancière ausculte à travers des vies humaines. Une écriture délicate et une fin bien ficelée qui referme en beauté cette digue que Florence Noiville a ouverte. On peut conclure avec l’avis d’une analyste littéraire : « Cette recherche du pourquoi en amour est un sujet vaste et délicat qui est narré dans ce roman avec grâce. »
Qui dit attachement évoque des liens, parfois même des barreaux. Une force d’attraction à laquelle l’être ne peut résister ? Ou simplement un manque en soi qu’on retrouve chez l’autre dans un coin enfoui de sa personnalité ? Où mène donc ce sentiment inexplicable qu’on a parfois en soi ? À un aveuglement, pour certains, ou à un épanouissement pour la personne assujettie ? Des interrogations que soulève l’auteure Florence Noiville – journaliste et rédactrice en chef adjointe au Monde des livres – dans son roman intitulé L’attachement. Des questions et bien d’autres encore qui semblent demeurer pourtant sans réponses puisque la romancière invite le lecteur à réfléchir sur ce soi qu’elle décrit ainsi : « Combien suis-je ? Est-ce que tu ressens ça toi aussi ? Cet émiettement. Ces je qui...
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