Les Etats-Unis ont fait part à la Russie de leurs préoccupations concernant l'affaire d'un opposant russe qui a affirmé avoir été enlevé en Ukraine et ramené de force dans la capitale russe, où il est actuellement détenu, a indiqué jeudi l'ambassade américaine à Moscou.
"Nous avons fait part de nos préoccupations au gouvernement russe et nous avons demandé à ce qu'ils enquêtent sur cette affaire", a indiqué le porte-parole de l'ambassade américaine Joseph Kruzich, répondant à des questions du quotidien russe Kommersant.
Ces propos ont ensuite été confirmés à l'AFP par l'ambassade.
Le ministère russe des Affaires étrangères a aussitôt exprimé sa "perplexité" face aux déclarations de l'ambassade américaine, qualifiant ces propos de "précipités" et "déplacés".
L'opposant du Front de Gauche Leonid Razvozjaev, placé en détention provisoire à Moscou et inculpé mardi de "préparation à l'organisation de troubles massifs", a raconté avoir reconnu sa culpabilité après avoir été torturé et que sa famille a été menacée, dans un entretien avec des défenseurs des droits de l'Homme.
M. Razvozjaev va officiellement désavouer vendredi la déposition sur sa culpabilité, qui a été faite sous la contrainte selon lui, a déclaré jeudi son avocat Mark Feïguine à l'agence de presse Interfax.
L'opposant va également demander vendredi à ce qu'une enquête criminelle soit ouverte sur son "enlèvement" le 18 octobre en Ukraine, a-t-il ajouté.
Dans le récit publié sur le site internet de l'hebdomadaire New Times, aux détails dignes d'un roman d'espionnage, M. Razvozjaev, âgé de 39 ans, a affirmé avoir été poussé dans une camionnette alors qu'il marchait dans la rue à Kiev, en Ukraine, où il était venu demander le statut de réfugié politique.
La thèse de l'enlèvement a été étayée par le bureau du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) à Kiev.
Après plusieurs heures de route, l'opposant a été emmené dans la cave d'une maison où on lui a mis un masque et des menottes, avant d'être interrogé pendant trois jours, sans boire ni manger et sans pouvoir aller aux toilettes.
"Nous avons fait part de nos préoccupations au gouvernement russe et nous avons demandé à ce qu'ils enquêtent sur cette affaire", a indiqué le porte-parole de l'ambassade américaine Joseph Kruzich, répondant à des questions du quotidien russe Kommersant.Ces propos ont ensuite été confirmés à l'AFP par l'ambassade.
Le ministère russe des Affaires étrangères a aussitôt exprimé sa "perplexité" face aux déclarations de l'ambassade américaine, qualifiant ces propos de "précipités" et "déplacés".
L'opposant du Front de Gauche Leonid...

