Un calme précaire régnait mardi matin à Tripoli, capitale du Liban-Nord, où les violences entre les quartiers rivaux de Bab el-Tebbaneh (sunnite) et Jabal Mohsen (alaouite) ont fait encore deux morts durant la nuit.
Au total, ce sont 10 personnes qui ont trouvé la mort et des dizaines d'autres ont été blessées dans les violents accrochages qui ont repris à Tripoli entre sunnites et alaouites après l’assassinat vendredi dernier dans un attentat à la voiture piégé à Beyrouth du chef des renseignements de la police Wissam el-Hassan, un sunnite. L'opération a été imputée par l’opposition libanaise anti-syrienne au régime de Bachar el-Assad, lui-même alaouite.
Plusieurs sit-ins à Beyrouth et Tripoli ont par ailleurs lieu pour réclamer le départ du gouvernement, formé en grande majorité par des partis pro-Assad.
Le député du Courant du Futur Mouïne Merhebi a affirmé que le sit-in qui se tient devant la résidence du Premier ministre Nagib Mikati à Tripoli vise à obtenir le retrait des armes du Hezbollah et non le départ du gouvernement.
"Ce que nous voulons c’est le retrait des armes du Hezbollah qui contrôle le Liban et ses institutions", a déclaré M. Merhebi au quotidien al-Charq al-Awsat publié mardi.
"Nous ne tirerons aucun bénéfice de la chute du gouvernement parce que rien ne changera, le sit-in est le fruit d’un mouvement spontané de jeunes et de la société civile", a-t-il dit.
Au total, ce sont 10 personnes qui ont trouvé la mort et des dizaines d'autres ont été blessées dans les violents accrochages qui ont repris à Tripoli entre sunnites et alaouites après l’assassinat vendredi dernier dans un attentat à la voiture piégé à Beyrouth du chef des renseignements de la police Wissam el-Hassan, un sunnite. L'opération a été imputée par l’opposition libanaise anti-syrienne au régime de Bachar el-Assad, lui-même alaouite.
Plusieurs sit-ins à Beyrouth et Tripoli ont par ailleurs lieu pour réclamer le départ du gouvernement, formé en grande majorité par des partis...


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