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Examen mardi d'une 8e demande de libération de Georges Ibrahim Abdallah

Le tribunal d'application des peines (TAP) de Paris examine mardi une nouvelle demande de libération conditionnelle de Georges Ibrahim Abdallah, la huitième selon le comité de soutien de ce Libanais incarcéré depuis 28 ans pour complicité d'assassinat de deux diplomates.

Cette juridiction, la seule dans le pays à statuer sur la détention dans les dossiers de terrorisme, examinera à huis clos la demande déposée il y a quelques mois et entendra par visioconférence le détenu et son avocat Me Jacques Vergès depuis la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées).

Engagé auprès du mouvement palestinien radical FPLP (Front populaire de Libération de la Palestine), Georges Ibrahim Abdallah, 61 ans, avait été arrêté le 24 octobre 1984 et condamné à perpétuité en 1987 pour complicité dans les assassinats en 1982 à Paris de deux diplomates, l'Américain Charles Robert Day et l'Israélien Yacov Barsimantov.

Libérable depuis 1999, selon un collectif de sympathisants qui a manifesté lundi devant le tribunal de grande instance de Béthune, le Libanais a déjà vu sept de ses précédentes demandes rejetées, selon son comité de soutien.

"La justice française n'est pas indépendante", a dénoncé Jacques Kmieciak, membre du collectif de soutien "Bassin minier" qui dénonce "des pressions des Etats-Unis et d'Israël pour le maintenir en détention".

Conformément à la procédure instaurée par la loi sur la rétention de sûreté du 25 février 2008 pour les condamnés à perpétuité, Georges Ibrahim Abdallah a effectué au printemps un séjour au Centre national d'évaluation (CNE) visant à évaluer sa "dangerosité".

Selon ses sympathisants, qui organisent une autre manifestation de soutien mardi devant la prison de Lannemezan, la "commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté" a rendu sur la base de cette évaluation un avis défavorable à la demande de libération conditionnelle. Cet avis consultatif a été transmis au TAP.

Politiquement, son comité de soutien notait toutefois un "changement de ton" récent des autorités sur la question d'une possible libération de Georges Ibrahim Abdallah, en faveur de laquelle s'est publiquement prononcé l'ancien patron de la DST (contre-espionnage intérieur) Yves Bonnet.
Le tribunal d'application des peines (TAP) de Paris examine mardi une nouvelle demande de libération conditionnelle de Georges Ibrahim Abdallah, la huitième selon le comité de soutien de ce Libanais incarcéré depuis 28 ans pour complicité d'assassinat de deux diplomates.Cette juridiction, la seule dans le pays à statuer sur la détention dans les dossiers de terrorisme, examinera à huis clos la demande déposée il y a quelques mois et entendra par visioconférence le détenu et son avocat Me Jacques Vergès depuis la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées).Engagé auprès du mouvement palestinien radical FPLP (Front populaire de Libération de la Palestine), Georges Ibrahim Abdallah, 61 ans, avait été arrêté le 24 octobre 1984 et condamné à perpétuité en 1987 pour complicité dans les assassinats en 1982 à Paris de...