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Culture - Exposition

« Les villes artificielles » d’Alexandre Zerbé

À travers une série d’acryliques sur toile, ponctuée de quelques encres sur papier, Alexandre Zerbé explore les mégapoles nocturnes.

« Un parc, une ville, une nuit » (acrylique sur toile, 76,5 x 152 cm).

Il affirme que la ligne est l’ossature de ses peintures. Et même si son usage de la couleur est d’une belle habileté, c’est vrai que le tracé noir, omniprésent dans ses toiles, charpente solidement les architectures urbaines picturales d’Alexandre Zerbé.
Des vues de villes, de mégapoles, de ces grands centres urbains « qui sont souvent des miroirs amplifiants, parfois déformants de nos identités individuelles et collectives », explique cet artiste trentenaire qui ne se lasse pas de les représenter sous des angles à chaque fois renouvelés.
Pour son exposition libanaise, qui se tient jusqu’au 22 novembre à la galerie Cynthia Nouhra*, ce Canadien de lointaine ascendance alépine a choisi de présenter des vues de nuit. Quand les villes bruissent d’une vie secrète et qu’elles s’enrobent de mystère.
Intercalées d’une dizaine de petits sketches préalables tracés en fines lignes d’encre sur papier, la douzaine de grandes acryliques sur toile qu’il accroche aux cimaises de la galerie beyrouthine allient, tout à la fois, un graphisme façon BD et une subtile poésie. Celle des lumières et reflets de la ville miroitant sur des fonds sombres de cieux chargés. Atmosphère, atmosphère... Laquelle est rendue avec une réelle maîtrise technique, révélée par les perspectives amplifiées et les modulations de touches du pinceau de ce dessinateur et néanmoins coloriste.
«La ville transposée de nuit révèle ses artifices et ses apparences trompeuses. Derrière ses façades flamboyantes, devant des horizons étincelants, sous des cieux obscurs, le reflet de la ville devient une image séduisante où l’on pourrait se plonger sans refaire surface», indique Alexandre Zerbé dans la note d’intention qui accompagne l’accrochage de ses œuvres.
Des peintures de paysages urbains donc qui dégagent, assurément, quelque chose d’hypnotique et de prenant!

*Tehwita-Furn el-Chebback, avenue Élias Hraoui. Horaires d’ouverture : du lundi au vendredi de 11h à 19h et samedi de 11h à 14h. Tél. : 01/281755 ou 03/186294.
Il affirme que la ligne est l’ossature de ses peintures. Et même si son usage de la couleur est d’une belle habileté, c’est vrai que le tracé noir, omniprésent dans ses toiles, charpente solidement les architectures urbaines picturales d’Alexandre Zerbé. Des vues de villes, de mégapoles, de ces grands centres urbains « qui sont souvent des miroirs amplifiants, parfois déformants de nos identités individuelles et collectives », explique cet artiste trentenaire qui ne se lasse pas de les représenter sous des angles à chaque fois renouvelés. Pour son exposition libanaise, qui se tient jusqu’au 22 novembre à la galerie Cynthia Nouhra*, ce Canadien de lointaine ascendance alépine a choisi de présenter des vues de nuit. Quand les villes bruissent d’une vie secrète et qu’elles s’enrobent de mystère....
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