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France/Sciences Po : la Cour des comptes éreinte la gestion de Descoings

Primes démesurées, enseignants invisibles, absence de contrôle : la Cour des comptes fustige la gestion de Sciences Po Paris, l'école qui forme une partie des élites françaises, durant l'ère Richard Descoings, dont le décès début 2012 avait suscité une forme émotion.

 

L'institution a déclenché fin 2011 un contrôle sur la gestion de Sciences Po sous l'ancien directeur Richard Descoings, mort d'une crise cardiaque le 3 avril à New York. Richard Descoings avait pris la tête de Sciences Po en 1996.

 

"La politique de développement de Sciences Po n'a pu être mise en oeuvre qu'au prix d'une fuite en avant financière et d'une gestion peu scrupuleuse des deniers publics", selon le rapport provisoire, révélé mardi par Le Monde.

 

En matière de salaires, entre 2005 et 2011, la rémunération annuelle brute de Richard Descoings a augmenté de 60,4%, culminant à 537.246,75 euros en 2010.

"A titre de comparaison, la rémunération annuelle brute du président d'un autre grand établissement universitaire était de 160.095,61 euros en 2011", critique la Cour dans les extraits révélés par le quotidien.

"L'indemnité mensuelle de (Richard Descoings) ne repose sur aucun contrat formel et n'a pas été votée en conseil d'administration", ajoute l'institution.

 

Sur les enseignants-chercheurs, la Cour estime qu'ils effectuent 30% de leur service mais sont payés 100%.

 

S'agissant des étudiants, "le coût moyen d'un étudiant est supérieur de plus de 3.000 euros à celui d'un étudiant à l'université Paris-Dauphine". La facture est acquittée par le ministère de l'Enseignement supérieur pour un surcoût de 300 euros par étudiant, mais aussi par les familles à qui on demandait en moyenne, en 2010, 400 euros à Dauphine et un peu plus de 3.000 euros à Sciences Po, relève Le Monde.

 

A son décès, M. Descoings avait été salué pour "son esprit visionnaire" tant par la classe politique française que par ses étudiants. Il avait profondément réformé cette vieille institution élitiste en inventant un dispositif permettant de préparer des élèves de quartiers populaires, enfants d'ouvriers ou d'employés, au concours d'entrée très sélectif.

Primes démesurées, enseignants invisibles, absence de contrôle : la Cour des comptes fustige la gestion de Sciences Po Paris, l'école qui forme une partie des élites françaises, durant l'ère Richard Descoings, dont le décès début 2012 avait suscité une forme émotion.
 
L'institution a déclenché fin 2011 un contrôle sur la gestion de Sciences Po sous l'ancien directeur Richard Descoings, mort d'une crise cardiaque le 3 avril à New York. Richard Descoings avait pris la tête de Sciences Po en 1996.
 
"La politique de développement de Sciences Po n'a pu être mise en oeuvre qu'au prix d'une fuite en avant financière et d'une gestion peu scrupuleuse des deniers publics", selon le rapport provisoire, révélé mardi par Le Monde.
 
En matière de salaires, entre 2005 et 2011, la rémunération annuelle brute de Richard...