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Culture - Exposition

Hussein Baalbaki, l’inspiration soufie en grand format

Encore un Baalbaki ! Hussein, le dernier talent en date dans cette famille, décidément, quasi entièrement dédiée à la peinture !

« Say I’m You. II » (mixed-médias ; 190 x 210 cm, 2012).

Sur les cimaises du vaste espace K.A. d’art moderne et contemporain situé au 5e étage de la Marina Residence Building à Dbayeh*, une vingtaine de tableaux, majoritairement des diptyques et triptyques de grande dimension, déclinent un monde mystérieux de couleurs, comme autant de gouffres silencieux qui aspirent le regard et l’entraînent dans un tourbillon méditatif. 

Ces peintures abstraites, mélange d’huile et de techniques mixtes, sont les œuvres d’un artiste émergeant, Hussein Baalbaki, premier prix de la Biennale de Téhéran en 2003. Issu d’une famille de peintres connus, ce trentenaire est – avec le concours de la galerie Agial qui le représente – en train d’imposer un style qui se démarque de celui de ses fameux cousins.
Dans ses œuvres, très texturées, aucune référence à l’espace temporel actuel ne vient troubler l’abstraction expressionniste de sa palette. Laquelle puise sa source dans la contemplation «détaillée» de la nature ainsi que, dans cette dernière série, dans la méditation soufie et les quatrains de Jalaleddine el-Rûmi.
«M’étant plongé, ces derniers temps, dans la lecture des textes soufis et notamment du Livre de l’Amour du célèbre poète fondateur de la confrérie des derviches tourneurs Mevlevis, j’ai tout simplement ressenti le besoin de traduire sur toile les impressions éprouvées au cours de mes lectures-méditations», explique l’artiste. Qui indique avoir travaillé sur fond d’incantations soufies de manière à ouvrir les vannes de son imaginaire et à se laisser totalement absorber par cet univers mystique. Pour mieux franchir le seuil des Portes (I et II), des Paysages incandescents, Hymne des saisons, Jardin d’hiver, Arbre bleu ou encore des Odes au rubis... célébrés dans les énigmatiques quatrains de Rûmi. Autant de titres symboliques pour des toiles d’une grande densité, au sens propre comme au sens figuré, et qui, au moyen d’un équilibre subtil entre sensibilité et travail de recherche sur la matière, témoignent d’une fibre de poète-coloriste. À découvrir dans le très bel espace privé K.A. mis à disposition du peintre jusqu’au samedi 6 octobre par le duo de collectionneurs Abraham Karabajakian et Roger Akoury.

*La Marina Dbayeh. Horaires d’ouverture : de 12h à 18h.

Sur les cimaises du vaste espace K.A. d’art moderne et contemporain situé au 5e étage de la Marina Residence Building à Dbayeh*, une vingtaine de tableaux, majoritairement des diptyques et triptyques de grande dimension, déclinent un monde mystérieux de couleurs, comme autant de gouffres silencieux qui aspirent le regard et l’entraînent dans un tourbillon méditatif. 
Ces peintures abstraites, mélange d’huile et de techniques mixtes, sont les œuvres d’un artiste émergeant, Hussein Baalbaki, premier prix de la Biennale de Téhéran en 2003. Issu d’une famille de peintres connus, ce trentenaire est – avec le concours de la galerie Agial qui le représente – en train d’imposer un style qui se démarque de celui de ses fameux cousins. Dans ses œuvres, très texturées, aucune référence à l’espace temporel...
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