Commentant les développements régionaux, et notamment la crise en Syrie, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé que "l'avenir de la région est en jeu". "Il est clair que les révolutions en Tunisie, en Libye, au Yémen, en Egypte et au Bahraïn jouaient en faveur du mouvement de la Résistance anti-israélienne, a dit Hassan Nasrallah dans une entrevue accordée à la chaîne libanaise al-Mayadine. Ces révolutions ont inquiété l’ennemi israélien, surtout après la chute de Hosni Moubarak en Egypte et la montée des mouvements islamistes et nationalistes."
"Mais les évènements en Syrie ont soulevé plein d’interrogations, a ajouté le chef du puissant parti chiite libanais. Tout ce qui se passe à présent est une tentative de la part de l’ennemi visant à nous faire oublier la cause palestinienne. (…) Américains et Israéliens profitent de ces évènements pour que l’intérêt des peuples arabes ne soit plus centré sur la lutte palestinienne contre l’oppression."
M. Nasrallah a toutefois affirmé que "les peuples ne doivent pas renoncer aux demandes de réformes, de liberté et de démocratie". "Mais notre priorité doit rester la lutte contre l’Etat hébreu", a-t-il ajouté.
"Nous avons une très grande liste de cibles israéliennes, a encore précisé Hassan Nasrallah. Si les Israéliens menacent de détruire le Liban en cas de nouveau conflit, nous leur disons que nos cibles ne seront pas uniquement militaires. Nous avons assez de missiles capables de détruire des villes et des colonies en Israël. Nous aussi nous pouvons tout détruire."
Le secrétaire général du Hezbollah a toutefois tenu à préciser que son parti ne possède pas des armes chimiques ou biologiques. "Nous n’en avons pas besoin", a-t-il assuré.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré en juillet que le Hezbollah pourrait récupérer des missiles et armes chimiques syriens en cas d'"effondrement du régime" syrien.
"Pour nous, une ligne rouge serait de voir un arsenal complet d'armes chimiques en train d'être déplacées ou utilisées", a déclaré le président américain Barack Obama il y a deux semaines. "Cela changerait mes calculs."
"Toutes les options sont sur la table, a encore menacé Hassan Nasrallah dans son intervention télévisée sur al-Mayadine. Un jour j’avais demandé à nos jihadistes de se préparer à une éventuelle incursion en Galilée. C’est un scénario qui est toujours plausible".
"Mais les évènements en Syrie ont soulevé plein d’interrogations, a ajouté le chef du puissant parti chiite libanais. Tout ce qui se passe à présent est une tentative de la part de l’ennemi visant à nous faire oublier la cause...

