Nino Azzi, l’initiateur de la « Beirut Photo Fair ». Photo Michel Sayegh
« Beyrouth, de par son histoire contemporaine, sa situation géographique, sa dynamique culturelle et son effervescence créative, peut et doit revendiquer le titre de capitale photographique du Moyen-Orient », assure Nino Azzi, initiateur de ce projet.
Cofondateur de l’Art Lounge, un espace galerie-bar-pinacothèque « d’inspiration néo-pop art, conçu pour rendre l’art plus accessible et moins intimidant », dit-il, ce promoteur actif de la scène artistique libanaise est constamment toutes antennes dehors pour identifier les besoins dans les domaines de l’art.
La pratique photographique ayant acquis depuis les années 90 ses lettres de noblesse est désormais très prisée des jeunes collectionneurs. En constante évolution, elle est devenue l’un des segments forts des marchés de l’art à l’étranger.
« Il fallait au Liban un événement qui sélectionne, expose et confronte les œuvres de photographes internationaux à celles des talents émergents locaux, tout en consacrant la photographie libanaise contemporaine en tant qu’art à part entière », estime Nino Azzi. Il décide donc de dédier un lieu pouvant accueillir cette « foire de moyenne dimension » ainsi que d’autres événements similaires. Ce sera Artheum, qui s’inscrit dans la prolongation et l’extension (géographique) du Art Lounge. Et qui, avec la Beirut Photo Fair, lance une série de foires à thématique artistique, dont les déjà programmées « Foire du meuble vintage et contemporain », « Foire du livre d’art » et « Foire des jeunes créateurs »...
Focus sur le cinéma iranien
Pour en revenir à la foire photographique, celle-ci regroupera, pour cette première édition, une soixantaine d’artistes en provenance de France, Belgique, Iran, Syrie, Maroc, Thaïlande, ou encore du Japon et bien sûr du Liban. Elle présentera un focus sur le thème de la scène cinématographique iranienne, à travers des images de prises de vue et de coulisses de plateaux de cinéma iranien.
Un coup d’envoi minimaliste mais qui sera suivi, promet Azzi, dans les années à venir d’éditions étoffées de conférences, d’ateliers et d’activités parallèles.
Z.Z.

