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Dernières Infos - Conflit

Syrie : Paris mise à l'ONU sur l'humanitaire

Paris va profiter de sa présidence du Conseil de sécurité pour développer l'aide humanitaire au peuple syrien à défaut d'obtenir une avancée politique en raison du blocage russe, a affirmé samedi l'ambassadeur de France à l'ONU, Gérard Araud, en mettant en garde Moscou contre un "désastre final".

 

"Progresser d'un point de vue politique, je dois avouer que je pense que ce sera difficile". Mais des choses peuvent être faites "d'un point de vue humanitaire parce qu'on oublie qu'au-delà des blocages du Conseil de sécurité ou de la démission de M. (Kofi) Annan, il y a la souffrance des Syriens", a-t-il déclaré à la radio Europe 1.

 

La France a pris le 1er août et pour un mois la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies.

"Nous allons essayer de travailler pour amener à nous au moins sur les questions humanitaires la Russie et la Chine", a-t-il ajouté.

 

"Les Russes nous disent que pour eux c'est (le présidend Bachar al) Assad ou les islamistes, qu'ils n'aiment pas particulièrement Assad mais qu'ils ne veulent pas des islamistes. Nous, nous leur répondons qu'avec leur politique, ce sera Assad puis les islamistes. Parce qu'Assad tombera et plus nous attendons plus il y aura une radicalisation de la résistance.

 

Déjà nous voyons apparaître Al-Qaïda en Syrie et à la fin du compte, nous aurons le résultat que craignent les Russes", a dit Gérard Araud.

 

"Nous devons convaincre les Russes et les Chinois qu'ils font fausse route et qu'ils nous entrainent dans le désastre final, la guerre civile, le chaos et à la fin peut-être la victoire des radicaux alors que pour le moment c'est la population syrienne qui combat, ce ne sont pas des radicaux", a-t-il précisé.

Paris va profiter de sa présidence du Conseil de sécurité pour développer l'aide humanitaire au peuple syrien à défaut d'obtenir une avancée politique en raison du blocage russe, a affirmé samedi l'ambassadeur de France à l'ONU, Gérard Araud, en mettant en garde Moscou contre un "désastre final".
 
"Progresser d'un point de vue politique, je dois avouer que je pense que ce sera difficile". Mais des choses peuvent être faites "d'un point de vue humanitaire parce qu'on oublie qu'au-delà des blocages du Conseil de sécurité ou de la démission de M. (Kofi) Annan, il y a la souffrance des Syriens", a-t-il déclaré à la radio Europe 1.
 
La France a pris le 1er août et pour un mois la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies.
"Nous allons essayer de travailler pour amener à nous au moins sur les...