La maison d’enchères précise proposer la partie la plus vaste de la collection d’origine, divisée entre les membres de la famille à la mort d’André Meyer en 1974, soit environ 450 lots : manuscrits et imprimés musicaux, portraits de compositeurs, sculptures ou encore instruments de musique anciens.
Né en 1884, André Meyer dédia une grande partie de sa vie à la musique. À la fois mécène, critique, inspirateur des artistes, ce passionné ouvrait sa bibliothèque à tous ceux qui en exprimaient le désir.
Serge Lifar y fera des recherches, Rostropovitch travaillera sur des carnets de Debussy, Stravinsky y retrouvera avec émotion son manuscrit du Sacre du printemps. Ce dernier est aujourd’hui à la BNF, les fils d’André Meyer l’ayant cédé en 1986 au ministère de la Culture.
Le jeune André commence à constituer sa collection dès l’âge de 15 ans. En 1904, il obtient un diplôme de littérature anglaise à la Sorbonne puis travaille, jusqu’en 1954, dans l’entreprise familiale de textile.
Il profite de tous ses déplacements professionnels en Europe et aux États-Unis pour acquérir des pièces. Il achète aussi, dans les années 1920, l’hôtel particulier ayant appartenu à Lully, rue des Petits-Champs à Paris. Il sera trésorier de la Société française de musicologie de 1945 à sa mort.
Parmi les pièces maîtresses de la vente figure un manuscrit redécouvert de Beethoven ayant appartenu à Chopin (estimation de 100 000 à 150 000 euros). C’est le collectionneur autrichien Aloys Fuchs qui avait offert ce feuillet d’exercice autographe au compositeur polonais vers 1830.
On trouve aussi la première édition collective des Six Partitas pour clavier de Bach (de 80000 à 120000 euros), le manuscrit autographe signé du Quatuor à cordes op.10 de Schoenberg (de 100000 à 150000 euros) ou encore l’exemplaire personnel annoté du Traité de l’harmonie de Jean-Philippe Rameau (de 60000 à 80000 euros).


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