"La Russie a été invitée, elle a fait savoir qu elle ne souhaitait pas y participer, ce qui n'est pas une surprise", a déclaré M. Fabius à la presse à l'issue d'un entretien avec son homologue allemand Guido Westerwelle.
Le groupe des Amis du peuple syrien, qui rassemble plus d'une centaine de pays arabes et occidentaux, d'organisations internationales ainsi que des représentants de l'opposition syrienne, s'était déjà réuni à Tunis en février et à Istanbul en avril. A chaque fois, Moscou et Pékin avaient boycotté cette instance.
Cette troisième conférence aura lieu quelques jours après une première réunion samedi à Genève du nouveau Groupe d'action sur la Syrie qui comprend notamment les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Russie, Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne).
Ce Groupe d'action s'est entendu sur les principes d'une transition en Syrie avec un gouvernement qui pourrait inclure des membres du cabinet actuel et de l'opposition, mais sans impliquer explicitement le départ du président syrien Bachar al-Assad.
Cette réunion visait à un consensus avant la conférence de Paris. Mais après la réunion, les membres du nouveau groupe créé à l'initiative du médiateur international Kofi Annan ont divergé sur l'interprétation de l'accord, les Etats-Unis et la France estimant qu'il ouvrait la voie à l'ère "post-Assad", tandis que la Russie et la Chine, alliées du président Assad, réaffirmaient qu'il revenait aux Syriens de déterminer leur avenir.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a accusé mardi certains pays Occidentaux de chercher à "dénaturer" cet accord.

