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Dernières Infos - Syrie

Syrie: Amnesty dénonce le meurtre de trois étudiants engagés dans l'aide médicale

Les corps brûlés et mutilés de trois étudiants engagés dans l'aide médicale aux victimes de la répression en Syrie ont été découverts dimanche à Alep, a annoncé mardi l'ONG Amnesty International, y voyant "une nouvelle preuve que les forces gouvernementales n'ont aucun respect pour le caractère sacré du travail de secouriste".

Les trois jeunes hommes étudiaient à l'université d'Alep (nord), deuxième ville du pays, Basel Aslan et Mus’ab Barad en quatrième année de médecine et Bazem Batikh en deuxième année de littérature anglaise, qui avait par ailleurs une formation de secouriste, a précisé Amnesty.

Ils faisaient partie d'une équipe de docteurs, d'infirmières et de secouristes qui avaient monté un hôpital improvisé pour soigner des manifestants blessés par les forces de sécurité, qui ne pouvaient se rendre dans un hôpital public par crainte d'être arrêtés, torturés, voire assassinés, a expliqué l'organisation humanitaire.

Les trois étudiants secouristes ont été arrêtés à Alep le 17 juin et étaient détenus par les services secrets de l'armée de l'air, selon Amnesty.

"Le meurtre brutal de ces jeunes secouristes qui ont pris un grand risque personnel à sauver et soigner des protestataires est une preuve de plus que les forces gouvernementales syriennes sont prêtes à commettre des crimes innommables pour faire taire la dissidence", a déclaré Donatella Rovera, une responsable d'Amnesty pour les situations de crise, rentrée récemment d'une mission de plusieurs semaines en Syrie.

"Comme le nombre des victimes des violences actuelles augmente, le gouvernement du président Bachar al-Assad a intensifié sa chasse aux blessés et aux secouristes qui leur sauvent la vie", a-t-elle expliqué.

Cela fait partie de procédés de plus en plus clairs de "crimes contre l'humanité perpétrés impunément par les forces gouvernementales syriennes", a dénoncé Mme Rovera.

Les corps calcinés des trois étudiants ont été découverts le 24 juin dans une voiture brûlée dans la banlieue d'Alep. Ils portaient des traces de tortures comme des ongles arrachés ou des dents manquantes, et des membres cassés, ont indiqué des sources médicales ayant vu les corps à la morgue à Amnesty qui en possède des photos. L'un avait les mains liées dans le dos et une blessure par balle à la tête.

Leurs cartes d'étudiants étaient posées bien en vue par les incendiaires de la voiture. Un quatrième corps calciné trouvé sur place n'a pas encore été identifié.

Depuis le début des protestations contre le régime Assad en février 2011, les forces de répression ont particulièrement pris pour cible le personnel soignant qui fournit une aide d'urgence aux manifestants blessés, a rappelé Mme Rovera.

Les auteurs de telles "violations grossières des droits de l'homme au plus haut niveau du gouvernement" doivent savoir "qu'ils ne jouiront pas à jamais de l'impunité pour de tels crimes", a-t-elle averti.

Les corps brûlés et mutilés de trois étudiants engagés dans l'aide médicale aux victimes de la répression en Syrie ont été découverts dimanche à Alep, a annoncé mardi l'ONG Amnesty International, y voyant "une nouvelle preuve que les forces gouvernementales n'ont aucun respect pour le caractère sacré du travail de secouriste".
Les trois jeunes hommes étudiaient à l'université d'Alep (nord), deuxième ville du pays, Basel Aslan et Mus’ab Barad en quatrième année de médecine et Bazem Batikh en deuxième année de littérature anglaise, qui avait par ailleurs une formation de secouriste, a précisé Amnesty.
Ils faisaient partie d'une équipe de docteurs, d'infirmières et de secouristes qui avaient monté un hôpital improvisé pour soigner des manifestants blessés par les forces de sécurité, qui ne pouvaient se...