"Les troupes armées syriennes empêchent les observateurs de l'ONU d'arriver à Al-Koubeir et dans le village (voisin) de Maazaraf", a rapporté un groupe de militants Sham News Network. Ils ont été arrêtés le matin à un barrage de l'armée et empêchés de poursuivre leur route.
Sausan Ghosheh, une porte-parole des observateurs de l'ONU déployés en Syrie pour surveiller un cessez-le-feu son respecté, a affirmé que ces derniers tentaient de parvenir dans cette région située dans la province de Hama dans le centre de la Syrie.
Interrogée par l'AFP si l'armée bloquait leur arrivée dans la localité, elle a répondu: "Nous essayons de voir ce qui s'est passé".
Selon le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, au moins 55 personnes ont été tuées dans le massacre mercredi.
"Quarante-neuf victimes ont été identifiées à Al-Koubeir, majoritairement membres de la famille Al-Yateem", a indiqué M. Abdel Rahmane précisant que "parmi elles, figurent 18 femmes et enfants". Six autres personnes ont été tuées dans un autre village agricole proche.
Dans un précédent bilan, l'OSDH avait fait état de 87 morts dans ce massacre tout en soulignant que le bilan n'était pas définitif.
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a évoqué 80 morts, dont 22 enfants et 20 femmes.
Ce massacre a été attribué par le CNS et l'OSDH aux forces du régime qui a démenti.
"Ce que quelques médias ont rapporté sur ce qui s'est passé à Al-Koubeir, dans la région de Hama, est complètement faux", a indiqué le gouvernement syrien dans un communiqué, accusant "un groupe terroriste d'avoir commis un crime haineux dans la région de Hama qui a fait neuf victimes".


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