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Culture - Photos

Lara Atallah donne la parole aux murs

« Si les murs pouvaient parler » est un travail photographique, réalisé par la jeune artiste libanaise Lara Atallah, qui se déroule à Ayyam Gallery jusqu’au 20 juin.

« Objets oubliés, avez-vous donc une âme?»

«Si les murs pouvaient parler» comprend douze photos grand format qui questionnent le milieu urbain de Beyrouth et ses transformations. Depuis qu’elle a obtenu sa licence de beaux-arts à l’Université américaine, cette jeune photographe consacre son talent au service des problèmes sociaux de la ville de Beyrouth.
Première bénéficiaire de la bourse Khaled Ead Samawi et entamant sa maîtrise en photographie aux États-Unis, Atallah avait auparavant dépeint toutes les strates de la société ouvrière, des marchands de rue aux chantiers de construction. Par la suite, elle a été sélectionnée en seconde position au concours «Shabab Ayyam» de photographie à Dubaï en 2011. Elle revient aujourd’hui dans cette exposition en solo pour porter son objectif sur les objets inanimés. Sauf que, cette fois, ces objets-là ont une âme qui s’attachent un peu... à la nôtre.
Pour ce récent accrochage, Lara Atallah a choisi une école publique à Bliss en cours de destruction pour dénoncer la force insidieuse qui transforme petit à petit le paysage urbain. «Mon but est de résoudre ce problème social, et la photographie est donc un moyen et non une finalité», dit-elle. La photographe fustige non seulement le défaut d’un plan architectural urbain, mais également la perte de services publics tels ces lieux éducatifs dans des quartiers défavorisés et tous les problèmes que cela engendre comme le déplacement de tranches de population.
Sur ces images, une classe d’école désaffectée avec ses bancs poussiéreux et ses chaises empilées l’une sur l’autre, ou encore un grand tableau vert où la craie est encore fraîche. Des feuilles d’automne jonchent le sol et parfois s’accrochent aux murs comme des guirlandes. Sauf que ce n’est pas la fête dans l’univers en clair-obscur de Lara Atallah. Il y a un certain spleen qui se lit en filigrane, une nostalgie inextricable sous-tendue, un étouffement entre ces murs lézardés qui ont pourtant contenu tellement de souvenirs et été témoins de tellement de générations.
À travers ce silence tellement éloquent, la photographe parvient à capter les souvenirs et à les enregistrer par l’image. Ces souvenirs survivront-ils à la destruction des édifices qui les ont longtemps conservés? Que reste-t-il de la mémoire de la ville?
Par un vibrant jeu d’ombres et de lumière mettant en évidence des détails enfouis, Lara Atallah fouille dans la mémoire collective et inscrit sur son propre tableau d’écriture des images vivantes.
«Si les murs pouvaient parler» comprend douze photos grand format qui questionnent le milieu urbain de Beyrouth et ses transformations. Depuis qu’elle a obtenu sa licence de beaux-arts à l’Université américaine, cette jeune photographe consacre son talent au service des problèmes sociaux de la ville de Beyrouth. Première bénéficiaire de la bourse Khaled Ead Samawi et entamant sa maîtrise en photographie aux États-Unis, Atallah avait auparavant dépeint toutes les strates de la société ouvrière, des marchands de rue aux chantiers de construction. Par la suite, elle a été sélectionnée en seconde position au concours «Shabab Ayyam» de photographie à Dubaï en 2011. Elle revient aujourd’hui dans cette exposition en solo pour porter son objectif sur les objets inanimés. Sauf que, cette fois, ces objets-là ont une...
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