L'agence officielle libanaise (ANI) avait fait état de l'enlèvement par l'Armée syrienne libre (ASL) de 13 Libanais chiite dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, alors qu'ils revenaient dans leur pays après un pèlerinage en Iran. L'ASL n'a pas réagi dans l'immédiat à cette annonce.
"Nous étions 36 femmes" parmi le groupe de pèlerins, a raconté l'une d'elles, peu après leur arrivée.
"Après avoir traversé la frontière turco-syrienne, on a vu une voiture blanche dans laquelle se trouvait des hommes armés avec des kalashnikov. Ils nous dit qu'ils voulaient nous protéger des bombardements de l'armée syrienne", ajoute-t-elle.
"Puis ils ont menotté les hommes et les ont alignés au mur", se souvient-elle.
La plupart des femmes interrogées par la presse sur place ont assuré que les hommes armés s'étaient identifiés comme "des membres de l'ASL".
"Ils nous ont terrorisées", a dit l'une d'entre elles.
Les contacts se poursuivaient par ailleurs pour la libération des hommes, a indiqué un député du Hezbollah.
"Il y a des signes qui nous donnent espoir dans le règlement rapide de cette affaire", a indiqué le député Mohammad Raad qui se trouvait à l'aéroport pour accueillir les pèlerins femmes.
Interrogé sur le fait de savoir si les rebelles étaient derrière l'enlèvement, le député du Hezbollah s'est refusé à tout commentaire: "nous ne voulons pas entrer dans les détails concernant les auteurs de l'enlèvement en vue de faciliter leur libération. Nous reportons cela à plus tard".
L'annonce de l'enlèvement a poussé des milliers de personnes à manifester dans la banlieue sud, à majorité chiite, de Beyrouth pour demander la libération des pèlerins, bloquant plusieurs axes, notamment l'ancienne route menant à l'aéroport, avec des pneus en feu et des ordures. Les routes ont été débloquées en fin de soirée.
Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a appelé à la retenue, assurant que "des contacts ont été pris avec les autorités syriennes et avec d'autres pays influents dans la région pour assurer leur libération".

