Le gouvernement tunisien, dominé par les islamistes modérés d'Ennahda, a annoncé lundi son intention de sanctionner les salafistes radicaux qui ont attaqué ce week-end des débits de boisson à Sidi Bouzid, berceau de la "révolution du jasmin".
Selon des témoins, des échauffourées ont éclaté lorsque des dizaines de salafistes, qui défendent l'idée d'un islam rigoriste, ont attaqué des bars et des boutiques à l'aide de bâtons et de couteaux.
Les commerçants ont riposté, pourchassant les salafistes jusqu'à la grande mosquée de Sidi Bouzid et ouvrant le feu sur les assaillants, d'après ces témoignages. Des impacts de balles étaient visibles lundi sur les murs de la mosquée.
"Ils ont franchi toutes les lignes rouges et seront punis avec sévérité (...)", a promis le ministre de la Justice, Nourridine Bouheri, sur la radio Express FM. "L'ouverture dont ils ont bénéficié est terminée".
Sidi Bouzid, dans le centre-est déshérité de la Tunisie, est le point de départ du soulèvement qui a chassé du pouvoir en janvier 2011 le président Zine ben Ali. Un jeune chômeur diplômé s'y était immolé par le feu pour protester contre la révocation par la police municipale de sa licence de vendeur à la sauvette.
Les salafistes souhaitent que la Tunisie nouvelle fasse une place plus grande à la "charia", la loi coranique, alors même que ce pays est historiquement le plus avancé dans le monde arabe en matière de laïcité.
Depuis la chute de Ben Ali, des incidents violents opposent les salafistes aux partisans de la laïcité, notamment à l'université ou à propos de films ou de pièces de théâtre.
Ennahda (Renaissance) a remporté les premières élections libres de l'après-Ben Ali et formé un gouvernement de coalition avec deux autres petites formations laïques.
Cette formation s'est engagée à ne pas interdire la vente d'alcool et à ne pas imposer le port du voile islamique et la "charia" comme source unique de la législation tunisienne.
Selon des témoins, des échauffourées ont éclaté lorsque des dizaines de salafistes, qui défendent l'idée d'un islam rigoriste, ont attaqué des bars et des boutiques à l'aide de bâtons et de couteaux.
Les commerçants ont riposté, pourchassant les salafistes jusqu'à la grande mosquée de Sidi Bouzid et ouvrant le feu sur les assaillants, d'après ces témoignages. Des impacts de balles étaient visibles lundi sur les murs de la mosquée.
"Ils ont franchi toutes les lignes rouges et seront punis avec sévérité (...)", a promis le ministre de la Justice, Nourridine Bouheri,...

