"Ce plan reste l'unique chance restante de stabiliser le pays", a dit l'émissaire spécial, soulignant "l'inquiétude profonde que le pays ne s'enfonce dans une guerre civile complète".
M. Annan a encore indiqué qu'il espérait que les 300 observateurs de l'ONU seraient tous déployés d'ici la fin du mois. "Ils auront à ce moment là un impact bien supérieur", a-t-il estimé.
L'émissaire spécial de l'ONU et de la Ligue Arabe sur la Syrie a aussi indiqué que "l'activité militaire sur place a légèrement diminué", mais qu'il "y a toujours de sérieuses violations" du cessez-le-feu introduit le 12 avril dernier.
"Il y a des violations commises par les forces de l'ordre syriennes mais aussi des actes commis contre ces forces gouvernementales", a indiqué M. Annan.
"J'adresse un appel à tous ceux qui ont des armes, qu'ils pensent à la population, déposent les armes et viennent s'asseoir à la table avec nous", a encore exhorté M. Annan, qui a élaboré un plan en 6 points pour mettre fin aux violences en Syrie.
"Il est très difficile de convaincre les parties en présence de déposer les armes", a-t-il encore reconnu.
Interrogé sur les élections législatives qui se sont tenues dimanche sur fond de violences, et qui ont été très critiquées à l'étranger, M. Annan a répondu que le gouvernement syrien devrait comprendre qu'il "faudrait peut-être de nouvelles élections". Selon lui, la consultation tenue dimanche n'est pas celle qui est prévue dans son plan de paix, qui préconise un "dialogue" entre gouvernement et opposition.

