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Loukachenko: la liberté individuelle est une chose "insupportable"

Pour le président bélarusse, Alexandre Loukachenko, la présidentielle de 2010 suivie de la répression de l'opposition a prouvé que la liberté n'est pas une bonne chose pour le Bélarus. SERGEI SUPINSKY /

Le président bélarusse Alexandre Loukachenko a estimé mardi, en citant l'écrivain russe Fiodor Dostoïevski, que la liberté individuelle était une chose "insupportable" et que l'élection présidentielle de 2010 avait prouvé que le pays n'était pas prêt pour cela.


"Le grand Dostoïevski a écrit qu'il n'y avait rien de plus insupportable pour une personne que la liberté. Evidemment il avait raison", a déclaré M. Loukachenko, qualifié par la précédente administration américaine de "dernier dictateur d'Europe".


Le chef de l'Etat a souligné, dans un message annuel à la Nation, que la présidentielle de 2010 suivie de la répression de l'opposition sans précédent avait prouvé que la liberté n'était pas une bonne chose pour le Bélarus.

"Nous avons donné une liberté totale aux candidats (...). La dernière élection a montré que ce n'était pas pour le bien du peuple : pays humilié à la télévision, des troubles dans la rue, des appel à la terreur, à la violence", a souligné le président.
"Tout Bélarusse a pu voir à quoi ressemble l'opposition. C'était la meilleure publicité pour le pouvoir", a-t-il estimé.


Plusieurs centaines de personnes, y compris la plupart des candidats à la présidentielle, ont été arrêtées pour avoir participé à la manifestation post-électorale visant à dénoncer les fraudes.


Le Bélarus est l'objet de sanctions occidentales en raison des arrestations d'opposants qui se sont multipliées après la réélection d'Alexandre Loukachenko à la présidence en 2010 avec plus de 80% des voix, à l'issue d'un scrutin marqué par d'importantes irrégularités, selon les observateurs.
"Après l'élection 2010, nous voulions approfondir le dialogue avec l'Europe, les Etats-Unis, développer la prétendue société civile. Mais l'Occident et la cinquième colonne (appellation donnée aux opposants accusés d'être à la solde des Occidentaux, NDLR) en ont décidé autrement", a souligné M. Loukachenko.
"Non seulement ils ont renoncé au dialogue, mais ils ont aussi lancé une attaque contre notre pays. Plus la pression et les sanctions. J'espère que beaucoup ont compris: c'est une voie qui mène dans l'impasse", a-t-il conclu.

Le président bélarusse Alexandre Loukachenko a estimé mardi, en citant l'écrivain russe Fiodor Dostoïevski, que la liberté individuelle était une chose "insupportable" et que l'élection présidentielle de 2010 avait prouvé que le pays n'était pas prêt pour cela.
"Le grand Dostoïevski a écrit qu'il n'y avait rien de plus insupportable pour une personne que la liberté. Evidemment il avait raison", a déclaré M. Loukachenko, qualifié par la précédente administration américaine de "dernier dictateur d'Europe".
Le chef de l'Etat a souligné, dans un message annuel à la Nation, que la présidentielle de 2010 suivie de la répression de l'opposition sans précédent avait prouvé que la liberté n'était pas une bonne chose pour le Bélarus.
"Nous avons donné une liberté totale aux candidats (...). La dernière élection...