Tarek al-Hachémi, vice-président irakien.
Le vice-président irakien Tarek al-Hachémi, recherché par la justice de son pays, et certains de ses gardes du corps ont été accusés du meurtre de six juges, selon une source judiciaire.
"M. Hachémi et ses gardes du corps sont accusés de nombreux crimes et des aveux ont été obtenus les concernant, il s'agit notamment de l'assassinat de six juges, pour la plupart de Bagdad", a indiqué dans un communiqué le porte-parole du Conseil supérieur de la justice, Abdelsattar Bayraqdar.
Selon M. Bayraqdar, M. Hachémi et ses gardes du corps doivent répondre d'environ 150 chefs d'inculpation, et ce nombre pourrait encore augmenter. Il n'a cependant pas détaillé ces charges ni précisé lesquelles visaient M. Hachémi en particulier. Quelque 73 anciens gardes du corps de M. Hachémi sont poursuivis dans cette affaire, mais 13 autres ont été relâchés faute de preuves, a-t-il ajouté.
Le procès doit s'ouvrir jeudi, selon M. Bayraqdar, et porter sur "les assassinats du directeur général du ministère de la sécurité nationale, d'un officier du ministère de l'Intérieur et d'un avocat".
M. Hachémi ne devrait pas se présenter à l'audience.
Un mandat d'arrêt pour complot a été lancé en décembre contre M. Hachémi. Le vice-président sunnite a rejeté ces accusations et dénoncé une chasse à l'homme ayant des visées politiques menée par le Premier ministre irakien, le chiite Nouri al-Maliki.
Les autorités de la région autonome du Kurdistan irakien, où M. Hachémi s'était réfugié le 19 décembre, ont refusé de le livrer à la justice de Bagdad. Il est sorti officiellement du territoire irakien pour la première fois le 1er avril pour aller au Qatar, puis en Arabie saoudite et en Turquie.
"M. Hachémi et ses gardes du corps sont accusés de nombreux crimes et des aveux ont été obtenus les concernant, il s'agit notamment de l'assassinat de six juges, pour la plupart de Bagdad", a indiqué dans un communiqué le porte-parole du Conseil supérieur de la justice, Abdelsattar Bayraqdar.
Selon M. Bayraqdar, M. Hachémi et ses gardes du corps doivent répondre d'environ 150 chefs d'inculpation, et ce nombre pourrait encore augmenter. Il n'a cependant pas détaillé ces charges ni précisé lesquelles visaient M. Hachémi en particulier. Quelque 73 anciens gardes du corps de M. Hachémi sont poursuivis dans cette affaire, mais 13 autres...

