Le président français Nicolas Sarkozy vendredi lors d'un meeting à Dijon. ERIC FEFERBERG/
Le président français Nicolas Sarkozy a dénoncé vendredi à Dijon le "procès stalinien" dont il se dit victime, après les accusations d'extrémisme de droite lancées contre lui notamment par la gauche.
"Depuis lundi", au lendemain du premier tour de la présidentielle, "mon projet serait devenu extrémiste", a déclaré le président candidat en meeting à Dijon (est). "Depuis lundi, c'est un déchaînement, j'aurais durci et extrémisé mes propos", a ajouté M. Sarkozy. "On me fait un procès d'intention, un procès stalinien, comme à la belle époque".
"On me demande quelles sont mes relations avec Marine Le Pen (...) Je dois me justifier, je dois m'expliquer", a-t-il observé.
Le score historique obtenu par la candidate de l'extrême droite Marine Le Pen (17,9%), a poussé Nicolas Sarkozy à mettre la barre très à droite dans son positionnement politique dans la perspective du second tour. Il a ainsi durci sa campagne sur des thèmes qui sont les marques de fabrique du FN, immigration, défense des "frontières", dénonciation des "élites", au risque de froisser l'aile la plus modérée de son camp ainsi que les électeurs centristes dont il a aussi besoin pour se faire élire.
Donné perdant contre le socialiste François Hollande, le chef de l'Etat a un besoin vital des voix de l'extrême droite pour espérer être réélu.
Il est vivement critiqué à gauche, et par quelques rares voix à droite, pour sa course aux voix du Front National xénophobe de Marine Le Pen.
Le candidat centriste François Bayrou (9,1% au premier tour) a accusé M. Sarkozy de "valider" les thèses de Marine Le Pen. La candidate écologiste Eva Joly l'a accusé de tenir des "propos pétainistes".
Le quotidien communiste avait lui comparé le président au maréchal Pétain, chef de l'Etat français et initiateur de la collaboration avec l'occupant nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, rival de longue date de Nicolas Sarkozy, a dénoncé vendredi la "dérive" du chef de l'Etat dans une tribune. "La dérive électoraliste, qui s'est engagée, est un processus incontrôlable et sans fin. Une concession en entraînera toujours une autre. Un gage à l'extrémisme toujours un plus grand encore. Une digue rompue en fera céder une autre. Halte au feu", souligne-t-il.
"Depuis lundi", au lendemain du premier tour de la présidentielle, "mon projet serait devenu extrémiste", a déclaré le président candidat en meeting à Dijon (est). "Depuis lundi, c'est un déchaînement, j'aurais durci et extrémisé mes propos", a ajouté M. Sarkozy. "On me fait un procès d'intention, un procès stalinien, comme à la belle époque"."On me demande quelles sont mes relations avec Marine Le Pen (...) Je dois me justifier, je dois m'expliquer", a-t-il observé.
Le score historique obtenu par la candidate de l'extrême droite Marine Le Pen (17,9%), a poussé Nicolas Sarkozy à mettre la barre très à droite...


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