Un manifestant arrêté par des policiers bahreïnis à Manama. Hamad I Mohammed/
Des milliers de Bahreïnis ont défilé sans incident vendredi pour dénoncer la répression policière au moment où les autorités ont affirmé que le droit de manifester pacifiquement était respecté dans le pays. '
La marche s'est tenue à l'ouest de la capitale Manama à l'appel de l'opposition dominée par le mouvement chiite du Wefaq, sous le slogan "la démocratie nous réunit", selon des témoins.
Les manifestants ont notamment appelé au départ du Premier ministre Khalifa ben Salmane Al-Khalifa, oncle du roi en poste depuis quarante ans.
Dans un communiqué, l'opposition a demandé aux autorités de "renoncer à la répression" et à trouver une "solution politique qui rendrait le pouvoir au peuple".
Les opposants demandent une véritable monarchie constitutionnelle où le Premier ministre serait choisi au sein de la majorité parlementaire.
Tard jeudi, le ministère bahreïni des Affaires étrangères, répondant au département d'Etat américain, avait assuré que le régime respectait "l'expression pacifique des opinions dans le cadre de la Constitution".
"Les forces de l'ordre observent une retenue maximale bien qu'elles soient régulièrement visées par des actes de violence", avait dit le ministère. "Ces forces se réservent toutefois le droit de prendre les mesures nécessaires devant toute escalade dans la violence", avait-il poursuivi.
Les Etats-Unis ont appelé mercredi Bahreïn à faire preuve de "retenue maximale" alors que le pays est secoué par des violences persistantes entre la police et les partisans de l'opposition réclamant des réformes politiques.
La plupart des manifestations sont autorisées mais elles sont réprimées, parfois violemment, quand elles s'accompagnent de violences.
La contestation a été relancée depuis un mois, un an après les manifestations de chiites, majoritaires dans le pays, réclamant des réformes à la dynastie sunnite des Al-Khalifa.
Selon une commission indépendante, la répression de la révolte en février/mars 2011 avait fait 35 morts. Amnesty International estime pour sa part que 60 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement.
La marche s'est tenue à l'ouest de la capitale Manama à l'appel de l'opposition dominée par le mouvement chiite du Wefaq, sous le slogan "la démocratie nous réunit", selon des témoins.
Les manifestants ont notamment appelé au départ du Premier ministre Khalifa ben Salmane Al-Khalifa, oncle du roi en poste depuis quarante ans.
Dans un communiqué, l'opposition a demandé aux autorités de "renoncer à la répression" et à trouver une "solution politique qui rendrait le pouvoir au peuple".Les opposants demandent une véritable monarchie constitutionnelle où le Premier ministre serait choisi au sein de la majorité...

