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Dernières Infos - Présidentielle Française

Marine Le Pen pousse Sarkozy dans ses retranchements

Marine Le Pen, le 23 avril 2012, au lendemain du premier tour de la présidentielle française. Photo Reuters

Marine Le Pen a demandé jeudi à Nicolas Sarkozy et à Jean-François Copé une réponse claire sur ce que l'UMP ferait en cas de duel entre des candidats du PS et du Front national aux élections législatives de juin.

 

La présidente du Front national, qui doit annoncer sa position personnelle pour le second tour le 1er mai, a ainsi laissé la porte ouverte à une consigne de vote, alors que les cadres de son parti évoquaient jusque-là un vote blanc.

 

"En cas de duel entre un Front national et un socialiste, est-ce que l'UMP et le président préfèrent faire élire un député mariniste ou un député socialiste?", s'est-elle interrogée sur RTL. "Je n'ai toujours pas de réponse à cette question et je l'attends (...) Si je pose des questions (...) c'est que j'attends des réponses", a-t-elle ajouté.

 

Nicolas Sarkozy, qui a souligné que l'UMP aurait "des candidats partout", a estimé que la question de duels PS/FN ne se posait pas et a rappelé à l'ordre les membres de sa majorité qui ont fait savoir, comme l'ancienne ministre des Sports Chantal Jouanno, qu'ils voteraient socialiste dans de tels cas.

 

Il a indiqué que tous les candidats de l'UMP en position de se maintenir au second tour des législatives le feraient, même s'ils arrivaient derrière ceux du FN et du Parti socialiste.

 

"C'est un piège dans lequel je ne tomberai pas, les candidats au législatives se maintiendront pour que les électeurs de l'actuelle majorité se retrouvent dans leur candidats", a-t-il répété jeudi sur France Inter, en réponse à la question de Marine Le Pen.

 

"À ceux qui disent 'il faudrait voter socialiste', je dis, 'ça ne vous intéresse pas la personnalité du candidat si c'est Monsieur Guérini ou si c'est Monsieur Strauss-Kahn?", a-t-il ajouté. "Toutes les positions idéologiques sont ridicules, le problème ne se pose pas, nous maintiendrons nos candidats."

 

Marine Le Pen, troisième à l'issue du premier tour, dimanche, avec 17,9% des voix, a par ailleurs dénoncé jeudi le "mépris profond" affiché d'après elle par l'ensemble de la classe politique à l'endroit de son électorat. "Le fait, en toutes circonstances, de dire que ce vote est la conséquence d'une désespérance, d'une souffrance, d'une colère, c'est n'avoir strictement rien compris à ce vote, a-t-elle dit. Le vote qui s'est prononcé sur moi est un vote d'espérance, c'est un vote d'adhésion."

 

Marine Le Pen a demandé jeudi à Nicolas Sarkozy et à Jean-François Copé une réponse claire sur ce que l'UMP ferait en cas de duel entre des candidats du PS et du Front national aux élections législatives de juin.
 
La présidente du Front national, qui doit annoncer sa position personnelle pour le second tour le 1er mai, a ainsi laissé la porte ouverte à une consigne de vote, alors que les cadres de son parti évoquaient jusque-là un vote blanc.
 
"En cas de duel entre un Front national et un socialiste, est-ce que l'UMP et le président préfèrent faire élire un député mariniste ou un député socialiste?", s'est-elle interrogée sur RTL. "Je n'ai toujours pas de réponse à cette question et je l'attends (...) Si je pose des questions (...) c'est que j'attends des réponses", a-t-elle ajouté.
 
Nicolas Sarkozy, qui a...