Sur cette photo diffusée par les militants de l'opposition syrienne et datée du 12 avril 2012, une rue de Bab Drib, un quartier de Homs lourdement bombardé. REUTERS/Shaam News Network/Handout
Cette trêve est entrée en vigueur il y a une semaine, le 12 avril, en application du plan de paix de l'émissaire international Kofi Annan, mais la répression menée par les forces du régime s'est poursuivie de même que les attaques des rebelles, même si le nombre des victimes a diminué.
Plus de 100 personnes ont péri dans les violences depuis l'instauration de cette trêve violée quotidiennement par les troupes gouvernementales et malgré la présence des observateurs internationaux, au travail depuis lundi, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Jeudi encore, un civil a péri à Deir Ezzor (est), selon l'ONG. "Un civil a été tué et trois autres blessés lors d'un assaut des forces gouvernementales sur le quartier al-Tob à Deir Ezzor et des combats ont maintenant lieu entre soldats et déserteurs", a-t-elle affirmé dans un communiqué.
Le colonel marocain Ahmed Himmiche, à la tête de la délégation des premiers observateurs du cessez-le-feu, interrogé par les journalistes au début d'une nouvelle journée de travail, a refusé de donner des précisions sur son programme.
La veille, 30 personnes, dont 22 civils, ont péri, selon l'OSDH .
Seize civils sont morts dans la province de Homs (centre): 13 dans des bombardements et des tirs sur plusieurs quartiers du vieux Homs qui échappe toujours au contrôle de l'armée, et trois autres à Qousseir, pilonnée à l'arme lourde.
Six civils, dont une fillette de 9 ans ont péri dans les régions de Damas, d'Idleb (nord-ouest), de Deraa (sud), de Hama (centre) et d'Alep (nord).
Huit militaires des forces régulières ont été tués, dont sept soldats à Idleb dans l'explosion d'une bombe et un officier à Douma, près de Damas, abattu par des hommes armés.
La trêve visait à mettre fin à 13 mois de violences qui ensanglantent le pays depuis l'éclatement en mars 2011 d'une révolte populaire contre le régime qui s'est militarisée face à la répression.

