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Paris nie que la Syrie ait commencé à appliquer le plan Annan

La France a nié mardi que la Syrie ait, comme elle l'a annoncé, commencé à appliquer le plan de l'émissaire Kofi Annan, qualifiant les déclarations du régime de Damas de "nouvelle expression d'un mensonge flagrant et inacceptable".

"On n'a pas vu le début d'un engagement syrien à mettre en oeuvre le plan Annan", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.

Ces déclarations "témoignent d'un sentiment d'impunité contre lequel la communauté internationale doit absolument réagir", a-t-il ajouté.

"Ce sera l'objet de l'action de la France à la réunion du G8 à Washington et au sein du Conseil de sécurité" de l'ONU, a précisé M. Valero.

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé doit participer mercredi et jeudi à Washington à une réunion des chefs des diplomaties du G8 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume Uni, Italie, Canada, Russie).

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a affirmé mardi à Moscou que Damas avait commencé à appliquer le plan de l'émissaire conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan. "Nous avons déjà effectué le retrait de nos unités militaires dans certaines provinces", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

L'ONU avait annoncé le 2 avril que Damas avait accepté le plan en six points de l'émissaire Kofi Annan, qui l'oblige à retirer ses troupes des grandes villes et à cesser les combats au plus tard mardi matin, en préalable à un cessez-le-feu général prévu dans les 48 heures suivantes.

La France a par ailleurs condamné mardi les "tirs délibérés" des forces syriennes contre un camp de réfugiés syriens en Turquie et contre le territoire libanais. "Non content de persécuter son propre peuple, le régime de Damas attaque le territoire de ses voisins en violation complète du droit international", a dit Bernard Valero.

Lundi, des tirs en provenance de Syrie avaient fait six blessés sur le sol turc. A la frontière syro-libanaise, c'est un caméraman de la télévision libanaise Al Jadeed que l'armée syrienne est accusée d'avoir tué.
La France a nié mardi que la Syrie ait, comme elle l'a annoncé, commencé à appliquer le plan de l'émissaire Kofi Annan, qualifiant les déclarations du régime de Damas de "nouvelle expression d'un mensonge flagrant et inacceptable"."On n'a pas vu le début d'un engagement syrien à mettre en oeuvre le plan Annan", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.Ces déclarations "témoignent d'un sentiment d'impunité contre lequel la communauté internationale doit absolument réagir", a-t-il ajouté."Ce sera l'objet de l'action de la France à la réunion du G8 à Washington et au sein du Conseil de sécurité" de l'ONU, a précisé M. Valero.Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé doit participer mercredi et jeudi à Washington à une réunion des chefs des...