La Cour pénale internationale (CPI) a rejeté mercredi une demande de la Libye de repousser le transfert de Saïf al Islam Kadhafi, le fils de l'ancien dictateur libyen, à La Haye, où il doit être jugé pour crimes de guerre.
La CPI a appelé Tripoli à "remplir ses obligations en appliquant le mandat d'arrêt" et à confier Saïf al Islam à la justice internationale sans délai.
Le gouvernement libyen souhaite que le procès se déroule en Libye, mais la CPI estime avoir préséance en raison des mandats d'arrêts qu'elle a émis l'an dernier contre le fils de Mouammar Kadhafi et contre son ancien chef des services de renseignement, Abdallah al Senoussi, arrêté le mois dernier en Mauritanie.
Une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu contraint la Libye à coopérer avec la CPI, indique le tibunal de La Haye, qui menace d'en référer à l'organisme onusien si elle continue à faire la sourde oreille.
A Tripoli, un porte-parole du gouvernement n'a pas commenté la mise en garde de la CPI mais il a confirmé les préparatifs en vue d'un procès de Saïf al Islam en Libye. "Le ministère de la Justice a annoncé que les aménagements de la prison centrale sont terminés. Ils sont prêts pour le procès et il aura lieu rapidement", a-t-il dit.
Saïf al Islam risque la peine de mort s'il est jugé en Libye, alors qu'il s'expose uniquement à la prison s'il est reconnu coupable par la CPI.
La CPI a appelé Tripoli à "remplir ses obligations en appliquant le mandat d'arrêt" et à confier Saïf al Islam à la justice internationale sans délai.
Le gouvernement libyen souhaite que le procès se déroule en Libye, mais la CPI estime avoir préséance en raison des mandats d'arrêts qu'elle a émis l'an dernier contre le fils de Mouammar Kadhafi et contre son ancien chef des services de renseignement, Abdallah al Senoussi, arrêté le mois dernier en Mauritanie.
Une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu contraint la Libye à coopérer avec la CPI, indique le tibunal de La Haye, qui menace...

