Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Golfe

Iran : Rafsandjani prône de meilleures relations avec Ryad et Washington

"Quelle différence y-a-t-il entre les Etats-Unis, la Chine, l'Europe ou la Russie ?", demande l'ancien président iranien.

"Si nous avions eu de bonnes relations avec l'Arabie Saoudite, l'Occident n'aurait pas été en mesure de nous imposer des sanctions" pétrolières, a déclaré ,'ancien président Akbar Hachemi Rafsandjani. Photo Getty/AFP

L'Iran doit avoir de meilleures relations avec l'Arabie Saoudite et entamer un dialogue avec les Etats-Unis, a déclaré l'ancien président Akbar Hachemi Rafsandjani, dans un entretien au trimestriel Etudes internationales.

 

"Si nous avions eu de bonnes relations avec l'Arabie Saoudite, l'Occident n'aurait pas été en mesure de nous imposer des sanctions" pétrolières, a déclaré M. Rafsandjani, qui a été nommé récemment par le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête du Conseil de discernement, la plus haute instance d'arbitrage politique du pays, chargé notamment de conseiller le numéro un iranien. "Seule l'Arabie saoudite peut nous remplacer (...) Si elle produit du pétrole selon son quota (et non davantage, NDLR), personne au monde ne peut nous agresser", a-t-il ajouté.

 

La tension entre l'Iran et l'Arabie saoudite s'est transformée en crise politique depuis un an, après l'intervention début 2011 de l'armée saoudienne à Bahreïn pour défendre la dynastie sunnite face à un mouvement de révolte de la majorité chiite de ce pays, soutenu par l'Iran.

 

Ryad s'est dit prêt à augmenter sa production pour compenser la mise à l'écart du pétrole iranien sur les marchés à la suite des sanctions pétrolières et bancaires prises par l'Occident contre l'Iran à cause de son programme nucléaire.

 

M. Rafsandjani a déclaré qu'il était "possible d'avoir de bonnes relations avec Ryad", critiquant ceux qui font des déclarations "dures" à l'égard de l'Arabie saoudite sans réfléchir aux conséquences.

 

M. Rafsandjani a également affirmé qu'il fallait établir un dialogue avec les Etats-Unis. Les relations entre les deux pays sont rompues depuis 1980. "Quelle différence y-a-t-il entre les Etats-Unis, la Chine, l'Europe ou la Russie ? Si nous négocions avec ces pays, pourquoi ne pas négocier avec les Etats-Unis ? Négocier ne veut pas dire accepter leur volonté", a-t-il affirmé, en précisant qu'il avait prôné cette position dans une lettre à l'imam Khomeiny, le fondateur de la République islamique d'Iran, avant sa mort à la fin des années 80.

M. Rafsandjani, qui a été président de la République entre 1989 et 1997, dirige toujours le Conseil de discernement, mais il est en perte de vitesse depuis plusieurs années. Il a été critiqué par les milieux conservateurs pour ses prises de position.

 

"Nous n'avons pas besoin d'avoir des relations avec les Etats-Unis, ce sont les Américains qui ont besoin d'avoir des relations avec l'Iran", a rétorqué le député conservateur Hossein Ebrahimi, cité lundi par l'agence Mehr.

 

L'Iran doit rependre prochainement ses négociations nucléaires avec le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne).

 

L'Iran doit avoir de meilleures relations avec l'Arabie Saoudite et entamer un dialogue avec les Etats-Unis, a déclaré l'ancien président Akbar Hachemi Rafsandjani, dans un entretien au trimestriel Etudes internationales.
 
"Si nous avions eu de bonnes relations avec l'Arabie Saoudite, l'Occident n'aurait pas été en mesure de nous imposer des sanctions" pétrolières, a déclaré M. Rafsandjani, qui a été nommé récemment par le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête du Conseil de discernement, la plus haute instance d'arbitrage politique du pays, chargé notamment de conseiller le numéro un iranien. "Seule l'Arabie saoudite peut nous remplacer (...) Si elle produit du pétrole selon son quota (et non davantage, NDLR), personne au monde ne peut nous agresser", a-t-il...