Le Conseil National de l'Information a délivré des licences à six nouveaux journaux politique, économique, culturel et social, et à 13 magazines de différentes spécialisations du travail médiatique, rapporte l’agence d’information officielle syrienne Sana.
Les ONG spécialisées dénoncent régulièrement les atteintes à la liberté de la presse en Syrie. Atteintes qui se sont aggravées depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar el-Assad en mars 2011.
"Depuis le début du mouvement de contestation populaire à la mi-mars 2011, les exactions contre les professionnels des médias se sont multipliées. Le pouvoir empêche les journalistes de couvrir les manifestations, leur interdisant de se rendre sur place. De nombreux journalistes et blogueurs syriens ont été arrêtés et torturés en détention. Les cas d’agressions physiques sont quotidiens", rapporte ainsi Reporters sans frontières (RSF).
Parmi les journalistes attaqués par le régime, Mazen Darwich, également directeur du Centre syrien pour les médias et la liberté d'expression, est actuellement en détention en Syrie. Sa vie serait en danger des suites de tortures selon des organisations de défense des droits de l'Homme.
Mazen Darwich et d'une quinzaine de collaborateurs ont été arrêtés alors qu'ils se trouvaient dans les locaux de son ONG. La moitié d'entre eux seulement ont été remis en liberté conditionnelle.
Le 28 août 2011, le président syrien avait promulgué un décret législatif sur la loi des médias, dans le cadre des réformes annoncées pour calmer la contestation contre le régime.
"Mais quel crédit apporter à ce texte qui se veut le symbole de la libéralisation de la presse dans son pays ? De manière schizophrénique, le décret appelle au +respect des libertés fondamentales présentes dans la déclaration universelle des droits de l’homme et des conventions internationales+ alors que la répression fait rage (…). Les dispositions prévues à l’article 11, qui stipule que +toute attaque contre un professionnel des médias sera assimilée à une attaque à l’encontre d’un fonctionnaire de l’Etat syrien+, apparaissent délirantes quand on connaît la situation sur le terrain", avait commenté RSF après l’annonce de ce décret.
Dans le classement mondial de la liberté de la presse publié en octobre 2010 par Reporters sans frontières, la Syrie était au 173e rang, sur 178. Damas figure également sur la liste des "Ennemis d’Internet".
Les ONG spécialisées dénoncent régulièrement les atteintes à la liberté de la presse en Syrie. Atteintes qui se sont aggravées depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar el-Assad en mars 2011.
"Depuis le début du mouvement de contestation populaire à la mi-mars 2011, les exactions contre les professionnels des médias se sont multipliées. Le pouvoir empêche les journalistes de couvrir les manifestations, leur interdisant de se rendre sur place. De nombreux journalistes et blogueurs syriens ont été arrêtés et torturés en détention....

