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Syrie: déploiement sécuritaire à Damas, après des combats sporadiques

Les troupes poursuivaient leurs opérations dans le pays où 30 personnes ont péri, en majorité des civils tandis que des combats sporadiques ont opposé à l'aube des soldats de l'armée régulière aux déserteurs de l'Armée syrienne libre (ASL) au coeur même de Damas, selon des militants.

Des militants dans la capitale avaient fait état dans la matinée d'un "déploiement sécuritaire massif dans la majorité des quartiers de Damas", notamment aux abords de la place des Abbassides, après que des tirs ont été entendus à l'aube sur la place Arnous.

En milieu d'après-midi, la situation était normale dans le centre de la capitale.

La circulation dans les rues adjacentes à la place des Abassides, (les rues de Bagdad, Qoussour et Tijara) était dense du fait que des ruelles menant à des bâtiments gouvernementaux étaient coupées à la circulation par des barrages et des sacs de sables, a constaté l'AFP.

Le matin, Abou Omar, militant à Damas, avait affirmé que des combats avaient eu lieu à l'aube entre les soldats de l'armée régulière et les déserteurs de l'Armée syrienne libre (ASL).

De son côté, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a affirmé que des tirs étaient entendus dans les quartiers de Barzé et de Qaboun, en périphérie.

Lundi, des combats entre soldats et déserteurs ont fait entre quatre et six morts, selon des bilans fournis par l'OSDH et la télévision officielle, qui a évoqué une opération "terroriste".

Selon Abou Omar, l'armée, appuyée par des chars, a violemment dispersé un sit-in de centaines d'habitants de Douma, dans la banlieue de Damas, qui réclamaient les corps des personnes tuées depuis deux mois.

Ailleurs dans le pays, 14 civils ont été tués dans le bombardement du quartier de Khaldiyé, dans la ville de Homs (centre), trois autres sont tombés sous les tirs dans le quartier de Bab Sbaa et une fillette dans le quartier de Qoussour.

Dans la province de Homs, trois civils --un couple et leur fillette-- sont morts à Rastane dans la chute d'une roquette sur leur maison, a rapporté l'OSDH.

Plus au nord, un civil a été abattu à la mitrailleuse lourde et une dizaine d'autres ont été blessés dans plusieurs quartiers de la ville de Hama, selon la même source.

Dans le nord du pays, un homme est mort sous les balles d'un tireur embusqué dans la province d'Alep (nord). A l'Université d'Alep, les forces syriennes ont violemment dispersé une manifestation étudiante et arrêté de nombreux étudiants.

Et dans la province de Deir Ezzor (est), un autre est mort touché par un tir des forces gouvernementales qui menaient des perquisitions.

Près de la ville d'Ariha, dans la province d'Idleb (nord-ouest), deux civils, à bord d'un bus, ont été tués par des tirs des forces syriennes sur leur véhicule.

Alors que la révolte populaire hostile au régime du président Bachar al-Assad est entrée dans sa deuxième année, elle se militarise et l'opposition ainsi que plusieurs pays, notamment du Golfe, appellent à armer les déserteurs regroupés dans l'ASL, qui multiplient les affrontements avec l'armée.

Un soldat de l'armée régulière a ainsi été tué par des rebelles à l'aube dans la région de Deraa (sud) et un déserteur a péri dans la province d'Idleb.

Deux civils soignés dans un hôpital de fortune à Idleb ont été tués lors d'une campagne de perquisition de l'armée dans la maison transformée en hôpital.

Lundi, 51 personnes avaient trouvé la mort, dont 22 civils, 21 membres des forces de l'ordre et huit rebelles.
Les troupes poursuivaient leurs opérations dans le pays où 30 personnes ont péri, en majorité des civils tandis que des combats sporadiques ont opposé à l'aube des soldats de l'armée régulière aux déserteurs de l'Armée syrienne libre (ASL) au coeur même de Damas, selon des militants.Des militants dans la capitale avaient fait état dans la matinée d'un "déploiement sécuritaire massif dans la majorité des quartiers de Damas", notamment aux abords de la place des Abbassides, après que des tirs ont été entendus à l'aube sur la place Arnous.En milieu d'après-midi, la situation était normale dans le centre de la capitale.La circulation dans les rues adjacentes à la place des Abassides, (les rues de Bagdad, Qoussour et Tijara) était dense du fait que des ruelles menant à des bâtiments gouvernementaux étaient coupées...