"Les généraux sont arrivés vendredi", a souligné une source diplomatique à l'AFP sous couvert d'anonymat.
Cela porte à neuf le nombre de généraux qui sont passés en Turquie, avec plusieurs dizaines d'autres militaires, depuis le début de la révolte anti-régime en Syrie, en mars 2011, a-t-on ajouté de même source.
Cette source n'a pas précisé l'identité des deux nouveaux généraux qui ont fait défection.
La direction des situations d'urgence a d'autre part annoncé que le nombre de Syriens réfugiés en Turquie s'établissait lundi à 16.446 personnes.
La Turquie fait face depuis le début de la révolte syrienne à un afflux de réfugiés dans la province de Hatay (sud), proche de la longue frontière commune, qui compte six camps de tentes. Outre les réfugiés, des rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL) y sont installés.
Selon les autorités turques, l'offensive récemment menée par l'armée syrienne contre le bastion rebelle d'Idleb, non loin de la frontière turque, explique l'intensification des arrivées au cours des derniers jours.
Deux autres camps, d'une capacité respectivement de 13.000 et 20.000 places, sont en cours de construction dans les provinces de Kilis et Sanliurfa (sud-est).
Le Croissant rouge turc a dit se préparer à différents scénarios, allant jusqu'à l'arrivée massive de 500.000 réfugiés syriens en Turquie.
Par ailleurs, la journaliste yéménite et activiste des droits de l'homme Tawakkol Karman, prix Nobel de la Paix 2011, s'est rendue dimanche dans un camp de réfugiés près de frontière syrienne, au terme d'une série d'entretiens à Ankara avec les dirigeants turcs.
Elle y a rencontré des familles ayant fui les violences et la répression du régime de Bachar al-Assad.

