Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Des milliers de Syriens manifestent pour une "intervention militaire arabe"

Des milliers de Syriens manifestaient vendredi pour réclamer une "intervention militaire immédiate" des pays arabes et musulmans notamment, pour mettre fin à la répression sanglante du régime, selon des militants.

Un an après le déclenchement de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad, la communauté internationale, divisée, n'est pas parvenue à trouver une solution politique à la crise.

"Le peuple veut une intervention militaire, la chute du régime et l'armement de l'Armée syrienne libre (ASL)", ont scandé des milliers de manifestants dans plusieurs quartiers d'Alep (nord), la deuxième ville du pays, selon Mohammed al-Halabi, porte-parole des comités de militants sur place.

Alep, jusqu'ici peu touchée par la contestation, connaît désormais d'importants rassemblements hostiles au régime.

Alors que d'autres manifestations ont eu lieu à Homs (centre) et à Deraa (sud) pour réclamer la chute du président Bachar al-Assad, la télévision d'Etat a diffusé des images d'un rassemblement en son soutien à Damas.

Les militants pro-démocratie avaient appelé à défiler à travers le pays comme tous les vendredis, cette fois-ci sous le slogan "Intervention militaire immédiate des Arabes et des musulmans, puis du monde".

Ils réclament également une "zone d'exclusion aérienne" ainsi qu'une "zone tampon" au sol afin d'établir des couloirs humanitaires.

L'opposition demande de façon de plus en plus pressante une intervention étrangère dans le pays, tandis que plusieurs pays arabes, notamment du Golfe, se sont dits à plusieurs reprises en faveur de livraisons d'armes aux opposants.

Les Occidentaux, eux, sont réticents à fournir des armes à l'Armée syrienne libre (ASL, composée principalement de déserteurs) en raison notamment des divisions au sein de l'opposition.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, des affrontements ont opposé des soldats à des déserteurs de l'ASL dans la région de Damas, ont rapporté à l'AFP un militant et une ONG syrienne, faisant sept morts.

"Une grande partie de la province de Damas échappe au contrôle du régime, particulièrement les zones rurales longtemps marginalisées", a expliqué à l'AFP Ahmed al-Khatib, porte-parole du Conseil de la révolution pour la région de Damas.

"L'armée a érigé des barrages aux entrées des villes mais ne peut pas pénétrer dans certains quartiers", a-t-il dit, ajoutant: "Les dissidents mènent une guérilla, ils se déplacent facilement en petits groupes légers et armés".

En outre, un civil a été tué à Deir Ezzor (est), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Plus de 9.000 personnes, en majorité des civils, ont péri dans les violences en Syrie depuis le début de la révolte, selon l'OSDH.

Jeudi, 34 personnes ont été tuées dans les violences, dont 22 dans la province d'Idleb (nord-ouest) où l'armée a lancé récemment une vaste offensive, selon l'OSDH.
Des milliers de Syriens manifestaient vendredi pour réclamer une "intervention militaire immédiate" des pays arabes et musulmans notamment, pour mettre fin à la répression sanglante du régime, selon des militants.Un an après le déclenchement de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad, la communauté internationale, divisée, n'est pas parvenue à trouver une solution politique à la crise."Le peuple veut une intervention militaire, la chute du régime et l'armement de l'Armée syrienne libre (ASL)", ont scandé des milliers de manifestants dans plusieurs quartiers d'Alep (nord), la deuxième ville du pays, selon Mohammed al-Halabi, porte-parole des comités de militants sur place.Alep, jusqu'ici peu touchée par la contestation, connaît désormais d'importants rassemblements hostiles au régime.Alors que d'autres...