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Syrie: appels à manifester pour une "intervention militaire arabe"

Les militants syriens ont appelé à manifester vendredi pour réclamer une "intervention militaire immédiate" des pays arabes et musulmans notamment, pour mettre fin à la répression sanglante du régime.

Un an après le déclenchement de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad, la communauté internationale, divisée, n'est pas parvenue à trouver une solution politique à la crise.

Les militants pro-démocratie ont demandé aux Syriens de défiler à travers le pays comme tous les vendredis, cette fois-ci sous le slogan "Intervention militaire immédiate des Arabes et des musulmans, puis du monde" sur leur page Facebook "The Syrian Revolution 2011".

Ils réclament également une "zone d'exclusion aérienne" ainsi qu'une "zone tampon" au sol afin d'établir des couloirs humanitaires.

L'opposition réclame de façon de plus en plus pressante une intervention étrangère dans le pays, tandis que plusieurs pays arabes, notamment du Golfe, se sont dits à plusieurs reprises en faveur de livraisons d'armes aux opposants.

Les Occidentaux, eux, sont réticents à fournir des armes à l'Armée syrienne libre (ASL, composée principalement de déserteurs) en raison notamment des divisions au sein de l'opposition.

Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a estimé en outre jeudi que livrer des armes à l'opposition risquait de provoquer une guerre civile.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, des affrontements ont opposé des soldats à des déserteurs de l'ASL dans la région de Damas, ont rapporté à l'AFP un militant et une ONG syrienne.

Joint par l'AFP, Ahmed al-Khatib, porte-parole du Conseil de la révolution pour la région de Damas, a fait état de combats entre les localités de Artouz et Mouadhamiya.

"Une grande partie de la province de Damas échappe au contrôle du régime, particulièrement les zones rurales longtemps marginalisées", a-t-il expliqué, ajoutant que "l'armée a érigé des barrages aux entrées des villes mais ne peut pas pénétrer dans certains quartiers".

"Les dissidents mènent une guérilla, ils se déplacent facilement en petits groupes légers et armés", a-t-il poursuivi.

Rami Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a de son côté fait état de la mort dans la nuit de jeudi à vendredi de sept personnes dans des combats à Dmeir et Qatana, dans la région de Damas.

Il a en outre accusé le régime de minorer les pertes dans les rangs de l'armée régulière "pour préserver le moral des combattants", soulignant que les affrontements aux alentours de la capitale s'étaient récemment intensifiés.

Plus de 9.000 personnes, en majorité des civils, ont péri dans les violences en Syrie depuis le début de la révolte, selon l'OSDH.

Trente-quatre personnes ont été tuées jeudi dans les violences en Syrie, dont 22 dans la province d'Idleb (nord-ouest) où l'armée a lancé récemment une vaste offensive, selon l'OSDH.
Les militants syriens ont appelé à manifester vendredi pour réclamer une "intervention militaire immédiate" des pays arabes et musulmans notamment, pour mettre fin à la répression sanglante du régime.Un an après le déclenchement de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad, la communauté internationale, divisée, n'est pas parvenue à trouver une solution politique à la crise.Les militants pro-démocratie ont demandé aux Syriens de défiler à travers le pays comme tous les vendredis, cette fois-ci sous le slogan "Intervention militaire immédiate des Arabes et des musulmans, puis du monde" sur leur page Facebook "The Syrian Revolution 2011".Ils réclament également une "zone d'exclusion aérienne" ainsi qu'une "zone tampon" au sol afin d'établir des couloirs humanitaires.L'opposition réclame de façon de plus en...