M. Annan s'adressera vendredi matin au Conseil par vidéoconférence depuis Genève, ont précisé ces diplomates de pays membres du Conseil.
M. Annan a reçu une réponse du président syrien Bachar al-Assad à ses propositions de règlement de la crise syrienne mais il a souligné que "des questions" demeuraient et qu'il avait demandé des clarifications.
Il n'a donné aucun détail sur la réponse syrienne.
Dans son communiqué, M. Annan souligne que "compte tenu de la situation grave et tragique sur le terrain, tout le monde doit comprendre que le temps presse", laissant entendre ainsi qu'il craignait que Damas ne cherche à temporiser.
M. Annan avait rencontré le président Bachar al-Assad samedi et dimanche derniers à Damas et lui avait présenté "une série de propositions concrètes" pour régler la crise en Syrie.
L'émissaire avait précisé que ses entretiens à Damas étaient centrés sur la nécessité "d'un arrêt immédiat des violences et des meurtres, d'un accès aux organisations humanitaires et d'un dialogue" politique.
Les pays membres du Conseil de sécurité n'ont pas réussi à se mettre d'accord depuis un an sur une résolution condamnant la répression en Syrie qui a fait plus de 8.000 morts selon l'ONU. Deux projets de texte ont été bloqués par des vetos russe et chinois.
Les 15 pays travaillent depuis quelques semaines sur un nouveau projet mais Moscou et Pékin semblent toujours camper sur leurs positions.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a toutefois critiqué mercredi Bachar al-Assad pour les "gros retards" dans l'application des réformes et a mis en garde Damas contre un risque d'escalade de la crise.
Mais il a réaffirmé l'opposition russe à toute "résolution grossière" de l'ONU "comme ce fut le cas pour la Libye". "C'est au peuple de décider qui doit être au pouvoir en Syrie", a-t-il souligné.
Lundi au Conseil de sécurité, plusieurs chefs de la diplomatie dont le Français Alain Juppé avaient exhorté Moscou et Pékin à réviser leur position et à se joindre au projet de résolution occidental.
M. Juppé avait précisé qu'une fois la réponse syrienne connue, les membres du Conseil pourraient "poursuivre leur concertation pour en tirer les conséquences" dans la rédaction du projet de résolution.

