Le patriarche maronite Bechara Raï a condamné mardi les violences en Syrie "quelles que soient leur origine" rappelant que le Christianisme interdit le meurtre. Que le responsable de ces violences "soit le régime syrien, le peuple ou les groupe armés", a-t-il insisté.
"Bkerké ne prend pas partie. L’Église est libre, elle n’a pas de couleur politique. Le pacte national islamo-chrétien est sa feuille de route", a martelé Mgr Raï lors d’un entretien avec Al-Jazeera dans le cadre de sa visite à Qatar. D’après lui, le rôle de l’église est d’unir les Libanais.
Le patriarche maronite a, par ailleurs, assuré qu’il séparait la politique de la religion et qu’il n’abordait les affaires que d’un point de vue religieux.
Le chef de l’Eglise maronite a également affirmé craindre les armes du Hezbollah si ces dernières restaient en dehors d’une stratégie de défense. "C’est pour cette raison que nous poursuivons le dialogue avec la direction de ce parti que nous respectons". Sur ce point, le patriarche maronite a appelé la communauté internationale à appliquer les résolutions afin de trouver une solution à la question des armes du Hezbollah.
Le président de la République Michel Sleimane s’est, de son côté, félicité mardi des "efforts déployés par le patriarche maronite" pour préserver et renforcer le rôle des chrétiens d’Orient. Mgr Raï "soutient les systèmes démocratiques loin de la violence et de l’extrémisme".
Dans une interview accordée début mars à l’agence Reuters, le patriarche Raï avait déclaré "la Syrie est la plus proche d’une démocratie", tout en insistant : "Je ne veux pas qu’on me comprenne comme si je soutenais le régime syrien".
Lors d’un entretien accordé à la MTV lundi soir, le chef du parti des Forces Libanaises Samir Geagea a fermement critiqué les positions du patriarche maronite sur le dossier syrien.
Selon M. Geaea, les déclarations du patriarche ont placé Bkerké "dans une position injustifiable, à pied d’égalité avec Wi’am Wahhab, Fayez Chokr, la Russie et la Chine !" "Ces déclarations ont suscité en moi une révolution, moi, le paysan maronite", a affirmé Samir Geagea.
Estimant que l’ampleur des événements en Syrie "ne saurait être décrite à demi-mot", il a affirmé qu'il ne pouvait pas se "reconnaître dans ces déclarations et je ne peux en être fier, indépendamment de toutes les explications qui peuvent les sous-tendre". Pour M. Geagea en effet, la lecture des événements exprimée par le patriarche "contredit les prises de position de 90 % des personnes et des puissances dans le monde, y compris le Vatican".
"Bkerké ne prend pas partie. L’Église est libre, elle n’a pas de couleur politique. Le pacte national islamo-chrétien est sa feuille de route", a martelé Mgr Raï lors d’un entretien avec Al-Jazeera dans le cadre de sa visite à Qatar. D’après lui, le rôle de l’église est d’unir les Libanais.
Le patriarche maronite a, par ailleurs, assuré qu’il séparait la politique de la religion et qu’il n’abordait les affaires que d’un point de vue religieux.
Le chef de l’Eglise maronite a également affirmé craindre les armes du Hezbollah...


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