Le Quartette "réitère son appel à toutes les parties à rester impliquées (dans le processus de paix) et à s'abstenir de toutes provocations", indique son communiqué.
Le Quartette rend hommage dans son communiqué "aux importants efforts menés par la Jordanie" qui a accueilli en janvier des contacts informels israélo-palestiniens infructueux, et a décidé de se réunir de nouveau à Washington en avril, poursuit-il, sans donner de date plus précise.
Cette réunion était la première du groupe depuis six mois.
Cinq Palestiniens ont trouvé la mort lundi au cours de raids israéliens sur la bande de Gaza, d'où plus de 60 roquettes et obus ont été tirés vers Israël.
Au total, 23 Palestiniens, dont plus de la moitié de combattants du mouvement radical Jihad islamique, ont été tués depuis le début de la confrontation vendredi, et plus de 70 autres blessés.
Ont participé à cette réunion les chefs de la diplomatie américaine et russe, Hillary Clinton et Sergueï Lavrov, ainsi que le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et l'émissaire du Quartette Tony Blair. La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton est intervenue par vidéoconférence.
S'adressant à la presse, Mme Clinton a dénoncé "dans les termes les plus fermes" les tirs de roquettes sur le sud d'Israël depuis la bande de Gaza. "Nous demandons aux responsables d'agir immédiatement pour faire cesser ces attaques", a-t-elle déclaré. "Nous appelons les parties, toutes les parties, à faire tout leur possible pour apaiser la situation", a-t-elle poursuivi.
Cette réunion du Quartette intervient alors que le processus de paix israélo-palestinien est au point mort depuis septembre 2010. Le Quartette ne s'était pas réuni formellement depuis le 23 septembre 2011 à New York, à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU.
Au cours d'un débat au Conseil de sécurité de l'ONU consacré au Printemps arabe et à la Syrie, plusieurs ministres ont appelé à relancer le processus de paix au Proche-Orient.
"Les revendications des Palestiniens ne sont-elles pas aussi légitimes que celles qui s'expriment dans le reste de la région? N'est-il pas naturel que les Palestiniens souhaitent qu'un Etat palestinien voie le jour?", s'est interrogé le chef de la diplomatie française Alain Juppé. "C'est aussi la sécurité de l'Etat d'Israël qui doit être assurée", a-t-il ajouté en préconisant "la solution de deux Etats vivant côte à côte dans la paix et la sécurité".
Pour son homologue russe Sergueï Lavrov, la crise syrienne "ne doit pas détourner l'attention" du conflit israélo-palestinien.

