"Les forces militaires ont pris d'assaut les villages de Chaghourit, al-Laj, Hamimat et as-Sahn dans la province d'Idleb, lancé une campagne de perquisitions dans les villages et les zones agricoles et poursuivi des déserteurs", a précisé l'OSDH.
Depuis des jours, les militants craignent une opération d'envergure contre ce bastion rebelle, semblable à celle menée à Baba Amr, quartier de Homs (centre) repris par l'armée le 1er mars.
"Nous craignons une opération d'envergure comme à Baba Amr, et pas un assaut normal", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH.
Un nombre important de chars et de soldats sont rassemblés dans le district de Jabal al-Zaouia, dans la province d'Idleb, selon Milad Fadl, un militant de la Commission générale de la révolution syrienne.
"Le plus grand nombre de déserteurs est à Jabal al-Zaouia, c'est là-bas qu'il y a eu le plus grand nombre de défections", a expliqué M. Abdel Rahmane. Certains rejoignent l'Armée syrienne libre (ASL), d'autres fuient, a-t-il indiqué.
De nombreux habitants de huit villages de Jabal al-Zaouia ainsi que de la ville d'Idleb ont fui, avait indiqué jeudi M. Fadl à l'AFP.
Comme ils l'avaient fait pour Homs, les médias officiels syriens concentrent leur couverture sur Idleb, "affirmant qu'il y a des gangs terroristes qui terrorisent la population, pour préparer le public" à une éventuelle offensive, a estimé M. Abdel Rahmane.
Vendredi, la répression a fait au moins quatre morts, dont trois civils dans un assaut des forces régulières dans la localité d'al-Traimsé (province de Hama), proche d'Idleb.
Par ailleurs, un jeune homme a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi par par les tirs des forces de sécurité dans le quartier de Kafar Soussé à Damas.
Jeudi, 16 civils avaient été tués à travers la Syrie.
Vendredi, les militants se préparaient à manifester en hommage à la communauté kurde dont le soulèvement il y a huit ans à Qamichli (nord-est) avait été maté dans le sang, au prix de dizaines de morts.

