Le texte, intitulé "Projet de loi liberté en Syrie", a été adopté à l'unanimité.
Le projet de loi vise à refuser toute aide financière à des personnes qui investiraient cinq millions de dollars ou plus dans le secteur de l'énergie en Syrie, ou un million de dollars ou plus pour aider le pays à développer ses capacités de raffinerie.
Des mesures similaires ont été adoptées en commission au Sénat récemment. Le texte doit être adopté par les deux chambres en séance plénière, avant d'être envoyé au président Barack Obama pour promulgation.
"Le régime (de Damas) mène une guerre contre les Syriens, qui sont tués chaque jour alors qu'ils exercent leur droits fondamentaux", a déclaré mercredi la présidente républicaine de la commission, Ileana Ros-Lehtinen, en rappelant que le Congrès n'avait pas adopté de sanctions contre la Syrie depuis 2003.
Depuis cette date, "la menace posée par le régime syrien contre les Etats-Unis, nos alliés, et les Syriens a augmenté de façon constante", a estimé Mme Ros-Lehtinen.
Le texte maintient les sanctions commerciales adoptées en 2003 pour forcer la Syrie à mettre fin à son soutien présumé à des organisations terroristes. Il exige que la Syrie cesse toute activité lié au terrorisme et aux armes de destruction massive.
En outre, selon un résumé du projet de loi, Damas doit "soutenir les droits de l'homme et la liberté civile". Le régime du président Assad a entamé il y près d'un an une répression sanglante contre ses opposants. Selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les violences ont coûté la vie à 8.458 personnes depuis le début de la révolte.
Le texte approuvé mercredi prévoit aussi de sanctionner l'aide technologique à la Syrie susceptible d'alimenter la construction d'armes de destruction massive. Il réclame des "efforts diplomatiques" de la part du président américain pour isoler la Syrie.
En outre, il propose des aides financières, sous forme notamment de bourses, pour toutes personnes ou entités engagées dans le soutien à la transition démocratique en Syrie.
Comme pour les sanctions dans le secteur de l'énergie iranien adoptées récemment au Congrès, certains élus pourraient soulever des objections sur une possible flambée des prix du pétrole.
Début février, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait annoncé que les Etats-Unis allaient travailler à renforcer les sanctions existantes contre le pouvoir syrien et à en établir de nouvelles pour "assécher les sources de financement et les livraisons d'armes qui maintiennent en vie la machine de guerre du régime".

