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Syrie : le photographe Paul Conroy dénonce "un massacre aveugle"

Le photographe britannique Paul Conroy. Reuters TV/

Le photographe britannique Paul Conroy, évacué cette semaine de Syrie, a affirmé que la ville de Homs, soumise à la répression de l'armée syrienne, était le théâtre non d'"une guerre" mais d'"un massacre aveugle", dans une interview diffusée vendredi sur Sky News.

"Il ne s'agit pas d'une guerre. C'est un massacre, un massacre aveugle d'hommes, de femmes, d'enfants", a déclaré Paul Conroy à cette chaîne de télévision, de son lit d'hôpital au Royaume-Uni, où il est soigné pour des blessures notamment à la jambe.

 

Le photographe indépendant, qui travaillait en Syrie pour le journal britannique Sunday Times, a expliqué qu'il se sentait "remarquablement bien compte tenu des circonstances". "J'ai quelques gros trous dans ma jambe, et (...) ils ont enlevé un morceau d'éclat d'obus de 7,6 cm dans mon dos", a raconté Paul Conroy.

Tous les matins, vers 06H30, les "bombardements commençaient" à Homs (centre de la Syrie), a affirmé le photographe, évacué en début de semaine de Syrie où il a été blessé pendant pilonnage de Homs. "C'était presqu'une attaque psychologique (...). J'ai travaillé dans plusieurs zones de guerre. Je n'ai jamais vu ou vécu des bombardements comme ceux-là. C'était systématique", a-t-il affirmé.

 

L'armée syrienne "se déplaçait systématiquement dans les quartiers avec des munitions qui sont utilisées sur les champs de bataille", a poursuivi Paul Conroy, 47 ans.

"Il n'y avait pas de cibles (...). Au cours de la dernière semaine, l'intensité des bombardements a augmenté tous les jours. (...) Une fois que les caméras seront parties, Dieu seul sait ce qu'il va se passer. (...) Les habitants de Homs venaient à moi et me demandaient +Où est l'aide ?" et je n'avais pas de réponse", a-t-il expliqué.

 

"Il y a des milliers de personnes à Homs (...). Des pièces pleines de gens attendant de mourir. Ils ne voient pas d'aide, rien, ils ne font qu'attendre le moment où les soldats vont entrer ou où un obus va défoncer la porte", a témoigné le photographe.

 

Paul Conroy a été blessé la semaine dernière dans un bombardement à Homs, qui a coûté la vie à sa collègue du Sunday Times, l'Américaine Marie Colvin, et au photographe français Rémi Ochlick. La journaliste français Edith Bouvier, blessée dans la même attaque, est rentrée en France vendredi.

Le photographe britannique Paul Conroy, évacué cette semaine de Syrie, a affirmé que la ville de Homs, soumise à la répression de l'armée syrienne, était le théâtre non d'"une guerre" mais d'"un massacre aveugle", dans une interview diffusée vendredi sur Sky News.
"Il ne s'agit pas d'une guerre. C'est un massacre, un massacre aveugle d'hommes, de femmes, d'enfants", a déclaré Paul Conroy à cette chaîne de télévision, de son lit d'hôpital au Royaume-Uni, où il est soigné pour des blessures notamment à la jambe.
 
Le photographe indépendant, qui travaillait en Syrie pour le journal britannique Sunday Times, a expliqué qu'il se sentait "remarquablement bien compte tenu des circonstances". "J'ai quelques gros trous dans ma jambe, et (...) ils ont enlevé un morceau d'éclat d'obus de 7,6 cm dans mon dos", a raconté...